Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouve un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture

Qui passe par ici?

Flag Counter

jeudi 17 septembre 2020

Bilan de printemps - été

 Ce n'est pas trop mon habitude de faire des bilans, mais... cette fois j'en avais envie, tant la période que nous avons vécue sort de l'ordinaire.

la comète Neowise à Cherbourg.
Oui je préfère cette image à des masques ou du gel hydroalcoolique pour résumer les 6derniers mois.
Même si je n'ai pas pu la voir de mes propres yeux.
Mais traditionnellement les comètes annoncent des catastrophes. et 2020 n'est pas finie...

Tout d'abord, je dois dire que pour moi, qui suis introvertie, être consignée chez moi n'était absolument pas une contrainte, plutôt une réelle joie. Je n'ai pas pu trouver le job que j'aurais voulu pour financer mes études, c'est le seul point négatif, mais j'ai pu avancer sur des projets personnels. De mon point de vue, la période a été ultra positive, donc désolée d'avance pour ceux qui auront eu du mal avec le confinement.

Dommage, mes cheveux ne poussent pas aussi vite que ceux de Raiponce.

Et quand on me dit Corona ma première pensée est " Satellites de reconnaissance pendant la guerre froide" et " Corona Borealis".

Et alors, que s'est-il passé?

ETUDES:
- Après une première session d'examens passée en conditions difficiles, à cause de la grève des transports, la seconde s'est faite tranquillement de chez moi par ordinateur. Économie de temps, d'argent, de stress👍 Si je pouvais passer les examens de l'année à venir dans ces conditions , ce serait un réel bonheur. 4 examens ont été annulés, car ils n'étaient pas adaptables en version à distance, ce qui veut donc dire que j'ai pu allouer plus de temps aux 8 restants, et obtenir au final des résultats probablement supérieurs à ce qu'ils auraient été en conditions habituelles. J'ai donc réussi ma seconde année, malgré les difficultés de départ qui m'ont obligée à travailler beaucoup plus vite que je ne l'aurais normalement fait ( pour cause de validation tardive de mon année en Belgique). En route vers le diplôme!

- je ne suis pas partie en vacances à l'étranger cette année, et je ne le regrette pas vraiment. Mon budget était restreint de toute façon, et le sera tant que je ne trouve pas un nouveau job. Donc, pas de regret, je n'aurais probablement pas pu me le permettre.J'ai pu par contre participer à un stage intensif de russe sur un mois, à distance avec des professeurs de l'Université de Moscou. Là encore, en temps normal, je n'aurais pas pu, économiquement parlant ,aller passer un mois en immersion, avec la nécessité de se loger et de se nourrir. C'était donc inespéré.

VIE QUOTIDIENNE ET LOISIRS

- j'ai déménagé avec deux mois de retard dans un appartement plus grand et moins chaud, donc si nous sommes reconfinés à l'avenir, ce sera dans de meilleures conditions.

- je reconnais que mon rythme de lectures a été bien diminué avec les études, les examens, le stage, donc il faut que je me remotive de ce côté, mais d'autres activités ont pris le pas. J'ai commencé à faire de la musculation en salle en février, j'ai du arrêter dès mi-mars- pour cause de fermeture de salle, j'ai pu reprendre à la réouverture juste après mes examens. L'effet du sport n'est pas flagrant mais commence un peu à se voir. Et surtout à se faire sentir d'un point de vue interne. J'ai gagné en force, j'ai amélioré mon sens de l'équilibre assez aléatoire et j'ai retrouvé mon grand écart que je n'avais plus fait depuis bien 20 ans. Ce n'est pas encore tout à fait au point, mais je suis fière de moi. Je n'ai plus rien à voir avec la chose molle et déprimée qui subissait sa vie et son travail sans but, jusqu'en 2017.

- Mais j'ai quand même lu un roman en entier en allemand et une nouvelle en russe (entre autres choses: pour cette langue, j'ai surtout bossé l'oral et la dictée), et commandé des livres, ce n'est pas comme si j'en avais des quantités à lire en attente.

- J'ai récupéré mon clavier, et devant l'impossibilité de jouer du basson en orchestre cette année, j'ai commencé à apprendre à en jouer. Il ne me servait qu'à déchiffrer les partitions de chant sans plus.. J'ai utilisé une application et des ressources en ligne et je m'amuse bien, je progresse lentement mais sûrement et j'arrive à jouer des accords, ce que je n'avais jamais réussi à faire.

- Nouveaux potes internationaux, nouveaux projets... le café des langues a été mis en attente pour cause de virus, j'espère le relancer à la rentrée. Il y a d'autres projets à moyen terme, qu'il faut attendre la rentrée pour les mettre en forme. Toujours le même problème, tant qu'on ne sait pas trop comment faire avec le virus..

LA SURPRISE, LE TRUC AUQUEL JE N'AURAIS PAS CRU IL Y A 6 MOIS!

- La chose la plus inattendue qui découle du confinement c'est que je me suis trouvé un intérêt à regarder de la danse. Je n'avais pas zéro connaissances dans ce domaine, j'ai fait de la danse moderne pendant plusieurs années quand j'étais ado. Mais je ne m'étais jamais vraiment intéressée aux spectacles en eux-mêmes. En fait j'aimais bien pratiquer, mais regarder, pas vraiment. Donc, l'occasion s'est présentée, j'ai dit "pourquoi pas, par curiosité, je mourrai moins bête"

Or, printemps a rimé avec confinement!
le Theâtre Bolchoï met des vidéos en ligne-> autant que j'en profite, je vais devoir me renseigner sur ce domaine un jour ou l'autre pour mes études -> tiens je vais regarder ça, un spectacle moderne, les personnages principaux sont masculins, pas de tutus à l'horizon, thématique romaine, ça peut me plaire -> en fait c'était sympa à regarder, et je dois dire que les gars ont une plastique de rêve, je n'avais jamais fait gaffe à ça, c'est bien agréable à voir -> allez je regarde les autres spectacles -> je ne pensais pas qu'on pouvait éclater de rire avec de la danse, je vais aller voir comment d'autres interprètes abordent le rôle comique -> hooo punaise, mais ce type-là est exceptionnellement bon, a un vrai talent d'acteur et est ultra drôle, je vais voir ce qu'il a fait d'autre -> en fait la danse, je voyais ça un peu comme un sport, mais si les interprètes sont bons, c'est du théâtre sans texte, et c'est bien cool en fait-> vais me renseigner sur l'artiste-> hé mais, non seulement il est talentueux et drôle, mais il a une culture gigantesque, et parle clairement et en articulant, cet homme-là est une mine d'or pour apprendre du vocabulaire spécifique et des infos de première qualité-> le gars a cumulé tellement de tuiles dans sa vie qu'un poissard pareil gagne toute ma sympathie -> bon, c'est officiel, je suis fan de quelqu'un et de son travail dans un domaine que j'ignorais à peu près totalement il y a 3 mois.-> Si ça continue, c'est qu'il va même réussir à me convaincre de regarder un spectacle de danse classique en entier, le grand brun!

Donc j'ai changé de point de vue sur quelque chose, j'y ai trouvé un intérêt, donc merci le virus, le confinement, le théâtre et le grand Niko.

Le problème jusque là était que, chaque fois, j'étais tombée sur des spectacles qui me confortaient dans une idée reçue: c'est un domaine assez inégalitaire. Je m'explique: dans 99% des situations de la vie quotidienne, on se plaint que les femmes soient effacées par rapport aux hommes, et là, très souvent, c'est l'inverse. Soit, ils servent surtout de faire valoir aux femmes et c'est frustrant, soit, ils semblent là pour faire un concours de gymnastique, et c'est sympa, mais autant regarder un championnat de gymnastique dans ce cas. Jusqu'à ce que j'en trouve quelques-uns qui savent s'imposer au lieu de rester en retrait. Wouhou, enfin de l'égalité!
(bon, trèèèèès honnêtement, regarder les gambettes de filles en jupette, fussent-elles très compétentes, est beaucoup moins mon plaisir qu'admirer celles de leurs alter ego de genre masculin. L'égalité s'arrête là où commence le fantasme. J'assume totalement cette phrase, j'apprécie de regarder les messieurs, et les trouve d'autant plus troublants s'ils jouent sur l'ambigüité et cassent les codes féminins/ masculins mais je n'ai jamais eu de doute sur mon orientation. Une femme qui joue sur l'ambigüité et les codes, je vais trouver qu'elle est super, mais pas troublante.)

-  Ce qui m'a donné envie de me remettre moi-même à la pratique de la danse, or il y a un club près de mon nouveau chez-moi qui propose des cours pour adultes débutants. Je peux toujours aller me renseigner à la réouverture, ça ne coûte rien. Enfin là encore, virus, tout ça, rien n'est annoncé.

Et donc je conclus ( avec un peu d'humour tendancieux, on ne se refait pas ) en disant que si je n'ai pas pu voir la comète, dans mon ciel urbain trop pollué de lumières, j'ai donc passé l'été à admirer les étoiles et la lune. Je comprends mieux maintenant pourquoi certaines personnes emmènent des jumelles pour voir un spectacle 😇

Voilà  un fort beau clair de lune, bien ronde, bien blanche. Il n'y a pas a dire, la pleine lune est vraiment son aspect le plus charmant. Qui sied à mon esprit contemplatif. Il ne manque qu'une coupe de saké et une paire de dango pour s'organiser un tsukimi digne de ce nom.

Je ne sais pas qui est cet anonyme artiste dont la face cachée me sert régulièrement à prouver l'intérêt astronomique du théâtre, ni si l'endroit vaut l'envers, vu qu'on ne voit pas vraiment sa tête, mais tel quel, il a un ravissant ... euh... sourire. C'est donc un bien joli poster rieur.
Là, qu'est-ce que je vous disais sur l'ambigüité troublante, ce monsieur a de plus belles jambes, harmonieusement musclées, que je n'en aurais jamais, à en pâlir d'envie même en tant que femme :)

Désolée, mon cher monsieur, il faut reconnaître que cette image sur le vif est peut être réductrice de votre personne, mais reste une bonne vitrine pour votre art. C'est une entrée en matière comme une autre, et si je dois en passer parce ce genre de visions pour mieux comprendre les tenants et aboutissants de l'art chorégraphique, tant pis je me ferai violence et j'en passerai par là. Avec abnégation. Maintenant, nous pourrions aussi en discuter en fesse... euh face à face. Enfin de mettre enfin un nom et un visage sur la photo, quand même! (hé ho, ce n'est pas moi qui ai commencé, la personne qui l'a prise savait TRES BIEN ce qu'elle mettait en valeur, vu le cadrage.)

Donc voilà, mi septembre, l'année universitaire va commencer le mois prochain pour moi, autant que ce soit avec une ravissante vision d'optimisme en tête. Allez, en 2020/2021, je décroche la lune (à tous les sens que vous voulez) et je vous souhaite de la décrocher aussi (itou, celle que vous voulez!)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire