samedi 24 juin 2017

Meurtres au Paradis saisons 1 et 2 ( série TV)

Comme je n'ai pas la TV depuis plus d'un an et que je me contente de la regarder quand je suis en vacances chez quelqu'un de la famille, j'étais passée totalement à côté de cette série jusqu'à présent, et pourtant elle en est bien à sa 6° ou 7° saison...

Enfin, plus exactement, j'avais vu des bandes annonces lorsque je regardes des émissions en streaming sur mon ordinateur, mais le titre ne m'inspirait pas vraiment, et puis, au vu des tenues bien familières des policiers, je l'avais prise pour une série française.

Et on va dire que les feuilletons policiers français et moi, ça fait 12. ce n'est qu'au début de ce mois en vacances donc chez mon oncle qui aime bien en général les séries policières qu'il s'agit en fait d'une série anglaise, je cite tonton "dans l'esprit Hercule Poirot sous les tropiques". Ce qui a piqué un peu ma curiosité je l'avoue, et donc en rentrant hop, merci le streaming et la VOD, je reprends donc au début. Et ça fait donc deux semaines que je me regarde tous les soirs un épisode.

Disons le de suite, Hercule Poirot sous les tropiques, c'est exactement ça. Ca ne casse pas trois pattes à un canard (ou a un ibis rouge, vu les lieux), mais c'est parfait pour les vacances avec une petite dose d'humour anglais bienvenue. Et j'ajouterais qu'il s'agit d'une coproduction franco-anglaise tournée à la Guadeloupe, et que ça donne des envies de prendre un billet pour le prochain vol en direction des Caraïbes!

Donc, premiers épisode (le reste peut se regarder un peu dans n'importe quel ordre, les épisodes sont assez indépendant, si ce n'est l'évolution du point de vue du personnage principal):
Richard Poole est anglais, Londonien même, et policier.Rigide comme la justice et manque cruellement de fantaisie, mais pas de sarcasme, il en a un plein stock.
Il est envoyé dans la petite île fictive de Sainte-Marie, un coin de paradis des caraïbes, qui est passée sous domination anglaise et française à plusieurs reprises, et dont la population est quasiment  pour un tiers d'origine française. Richard vient donc pour ce qu'il croît être une simple enquête, élucider la mort mystérieuse de l'inspecteur anglais qui travaillait là, et pense-t-il avec un orgueil de citadin qui n'a jamais quitté sa ville, aider les bouseux incapables et faignants du coin en leur apportant son aide providentielle avant de repartir vers sa chère pluie anglaise et son pub de prédilection.

Richard est odieux et compassé, à la limite de l'insupportable, et les relations avec les policiers locaux s'annonce plus que houleuses.. surtout lors qu'il découvre qu'il ne rentrera pas à Londres après son enquête, mais va devoir rester sur place et reprendre le poste de feu son prédécesseur.
Ce qui pour beaucoup de monde serait une aubaine inespérée est un cauchemar pour lui: il déteste la chaleur, le sable, les bestioles et les français. Il aime râler, se plaindre, maugréer, porte costume et cravate même par 35°C à l'ombre tout en maudissant la chaleur, prendre des douches froides,  et boire du thé à 5h00 tapantes.
Il est nul, absolument nul en matière de relations humaines et gaffe souvent, ne sachant pas faire passer ses opinions de manière diplomate et autrement qu'en les imposant à tout le monde ( ce qui lui a valu ce placard antillais, loin de collègues qui ont fêté son départ sans lui, trop contents de se débarrasser de ce "nitpicker" de première catégorie)

cherchez l'erreur...

Manque de chance pour lui, son capitaine Hastings est Camille, une sergente française native de l'Île, au caractère bien trempé, qui n'apprécie absolument pas de devoir se plier à l'autorité d'un nouveau venu qui regarde ses compatriotes insulaires comme des arriérés incompétents, même s'il est vrai que le petit commissariat possède des ordinateurs du siècle dernier, et que le moyen le plus rapide pour les deux agents du coin pour appréhender les criminels reste la moto avec side-car.
Au contraire, ils sont très compétents pour se débrouiller avec les moyens du bord.

avouez qu'avec la tenue bleue des flics, vue de loin, ça ressemblait beaucoup à une série française. Ce n'est le cas qu'à 50% ( subtil détail, ils ont un écusson rouge-blanc-bleu)

Toute ressemblance avec l'île de Sainte-Lucie est bien évidemment parfaitement voulue ( à commencer par l'histoire d'occupation franco-anglaise), et, une fois mis de côté le fait que, quand même, en y réfléchissant, un ou deux morts par épisode finissent par donner l'impression que ce coin des Antilles a un taux de criminalité digne d'une capitale, ça se laisse regarder avec plaisir.
Plus que les enquêtes assez classiques ( avec malgré tout des clins d'oeil très sympa à Agatha Christie ou à Alfred Hitchcock - 6° épisode de la saison , la référence est méga évidente, et fait très plaisir!), c'est surtout le comique qui joue sur le décalage de cet anglais, citadin jusqu'au bout des ongles, maniaque et psychorigide (pas autant que Monk, mais.. pas loin par moment), cramponné à son tea time ... et des autres qui vivent à la cool en tee-shirt et tongs, en buvant des cocktails frais, qui est très sympa.

Le fil directeur de la série est donc plutôt l'acclimatation progressive de Richard à cet environnement , va-t-il finir par se dérider un peu au contact de la population locale? Va-t-il cesser de perdre ses moyens à la vue de la moindre jolie fille en maillot de bain (et vu qu'on est sur une île, il y a des plages et des clubs de vacances tout autour)? Va-t-il enfin cesser de prendre les gens du coin pour des péquenauds?

Donc, sans grande surprise, mais agréable. J'aime bien le fait que le personnage féminin ne soit pas une potiche, mais une femme de caractère qui en remontre régulièrement au héros, et j'aime beaucoup Dwayne et Fidel, les deux policiers locaux imperturbables, et le commandant de police, plus soucieux de l'image de marque de son île que de justice.
Après je ne sais pas ce que ça donnera sur la longueur, l'humour tournant beaucoup sur les clichés "citadin coincé vs Îliens décomplexés", ça va donc finir assez vite par tourner en rond ( bon, ça va encore 8 épisodes d'une heure par saison, on n'est pas dans une série américaine de 24X 30minutes).
Spoiler: je sais que l'acteur principal ayant cessé sa participation pour raisons personnelles la saison 3 commence avec une nouvelle équipe. C'est pour ça que j'ai groupé les saisons 1 et 2. Ce qui peut en effet permettre avec de nouveaux personnages de partir sur un autre type de relations entre eux
A voir donc comme ce qu'elle est: une série humoristico-policière100% détente, donc plus pour les fans d'Hercule Poirot ou de Jane Marple que pour les accros à l'action pure, en fait, pile ce que j'aime.

Et puis Richard se retrouve à devoir cohabiter avec un mini-crocodile qui semble plus ou moins se payer muettement sa fiole (allez j'avoue tout.. un lézard numérique, tout au moins partiellement. Hé oui, difficile de dresser un vrai lézard à faire ce qu'on veut, donc il y a peut-être un vrai lézard pour les gros plans, mais sa doublure pour les "cascades" est animée par ordinateur. Pas mal fait d'ailleurs, on le devine surtout aux pattes lorsqu'il se déplace, un peu trop longues pour un vrai anolis, et à son mouvement trop régulier, trop "parfait")


Et la bande son axée Reggae et musique afro antillaise est carrément sympa ( I shot the sheriff, The Tide is high, Gimme hope Jo'anna... des choses comme ça,qui mettent de bonne humeur!)

A noter aussi, après quelques recherches, contrairement à la majorité des séries policières qui adaptent une série de romans, c'est ici le cas inverse. Le scénariste a d'abord conçu sa série pour le média audiovisuel avant - on n'est jamais si bien servi que par soi-même - de la décliner sous forme de romans.


1 commentaire:

  1. oui je l'ai vu passe...elle avait l'air sympa...mais trop de series beaucoup trop...;)

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