mercredi 11 janvier 2017

Et puis, et puis encore?

Qui reconnaîtra l'allusion?

Je l'avais dit, j'ai comme des envies de voyage, et Denis du blog Bonheur de lire aussi. Donc sans être un "vrai challenge" littéraire ou autre, j'en suis quand même.. attendez moi, les amis, je finis ma valise!


Nicolas bouvier ( oui c'est écrit petit), autre écrivain grand voyageur

Il nous propose donc de voyager, et met de plus sa thématique sous les bons auspices de Charles Baudelaire et de son invitation au voyage. Mais je l'ai dit il y a quelques jours, Charles Baudelaire, c'est mon coup de foudre littéraire absolu et jamais démenti. Denis, désolée, mais là je suis plus qu'obligée de te suivre...

Avec cependant, une petite préférence pour "le voyage" sur la même thématique ( désolée, mais pour moi, la mise en musique de "l'invitation au voyage" m'a gâché ce texte. Oui même si c'est Léo Ferré, juste parce que la musique ne correspond pas du tout à mon ressenti du texte.

"Le voyage" est donc un très long poème dont voici la première partie. (notez la V° partie, j'en ai quasiment fait ma devise)

Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :

Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D'autres, l'horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d'une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir, coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom !



Charles, cher Charles, un bon siècle et demi nous sépare,  mais j'ai l'impression que tu parles de moi là, ou bien à moi.. et très souvent dans tes textes.
Souvenir de lycée: la plupart des élèves qui s'intéressaient à la poésie, autrement ils étaient peu même en première et terminale littéraire, n'avaient pas d'affinité avec Baudelaire, et adulaient Rimbaud. Je n'ai jamais accroché aux textes de Rimbaud.. il faudra que j'essaye un peu plus, pour voir ce que ça donne quelques années après.. mais voilà, je n'ai jamais eu cette sensation que Rimbaud s'adressait spécialement à moi.Oui je sais, c'est limite orgueilleux d'écrire ça, mais un auteur me parle et l'autre pas, et quasiment au sens le plus littéral du terme.

Coïncidence? le 31 août se sera les 150 ans de sa mort. Donc l'année sera celle du voyage et aussi de Charles Baudelaire.

Pour la littérature " de voyage" ou évoquant le voyage, j'ai déjà quelques idées, pour des sujets directement " souvenirs de voyage" aussi .. alors, on part?

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