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samedi 7 décembre 2024

défi "100 disques dans l'année" ( MAJ)

Tiens, un petit défi personnel dont je ne vous avais pas parlé l'an dernier, mais qui m'était venu à l'idée en rangeant mes CDs, il y en avait un paquet que je n'avais pas réécoutés, voire même, pas encore écoutés depuis des années.
J'ai donc suivi mes écoutes entre fin avril 2023 et fin décembre 2023, et suis arrivée à 69 disques au moins une fois (certains ont été réécoutés, mais je ne les ai comptés qu'une seule fois), c'est pas mal. Quand je dis disques, ce peut être cassettes aussi, hein, ou même des supports numériques sur le net ( et j'inclus les concerts), du moment qu'il s'agit d'un album entier.
Mais j'ai envie de voir un peu mieux ce que j'écoute, d'avoir des écoutes variées, et surtout de ne plus les laisser prendre la poussière sur mes étagères.

Donc ben, recommençons, enfin, voyons où j'en suis depuis le 1° janvier 2024 et essayons d'en écouter 100 d'ici le 31 décembre. ça fait un peu moins d'un disque tous les 3 jours, c'est possible. Ouaip, je sais de janvier à fin mai, ça fait 5 mois, c'est bancal, mais juin c'est le mois de la fête de la musique, donc c'est logique!

Bon, comme j'ai décidé de procéder à des écoutes systématiques et intégrales comme pour ELO l'an dernier, je n'ai pas à chercher pendant des heures non plus ce que je vais écouter.

Evidemment, les réécoutes de l'an dernier ne comptent pas, sinon ce serait trop facile, d'écouter 10 fois un disque favori et de le compter pour 10! Donc je ne compte que les nouvelles écoutes, ou ceux que je n'avais pas touchés depuis un temps indéterminé. Je ne compte pas non plus évidemment les morceaux épars, entendus à la radio, ou écoutés en boucle pour les besoins d'un travail musical (et franchement l'an dernier je n'aurais jamais imaginé écouter volontairement Rihanna, pour essayer de suivre la partie piano d'un de des titres. C'est moins pire que ce que je pensais, j'ai été agréablement surprise que ce ne ce soit pas trop de la daube, mais ce n'est quand même pas mon kif, je dois dire)
Par contre, je me réserve de compter un coffret de 8 CDs comme 8 différents, s'il y a par exemple un double album + 6 CDs de bonus inédits ( oui, je sais rétrospectivement qu'il y a ce cas)


allez, on se fait des petites étoiles pour les très gros coups de coeur (c'est pas que je n'ai pas aimé le reste, mais...)

- janvier (13)
Tom Petty and the Heartbreakers - Tom Petty and the Heartbreakers (1976, rock)★ j'ai toujours beaucoup aimé la voix de Petty, mais j'avais zappé ce premier disque
John Coltrane - A love supreme (1964, jazz)
Nautilus Pompilius - Rasskol (1987 Rock russe)
The Beatles - With the Beatles (1963, rock anglais)
Nautilus Pompilius - Tchelovek bez imeni (1986 Rock russe)
Jesse Johnson - Jesse Johnson's revue (1985, funk)
AC/DC - Live at Donington 1991 ( hard rock, concert)
Jesse Johnson - Shockadelica ( 1986, funk)
Nautilus Pompilius - Kniaz tishini ( 1989 rock russe)
Jesse Johnson - Every shade of love ( 1988 funk)
Iron Maiden - Live after Death 1985 ( Hard rock concert)
Jesse Johnson - Bare my naked soul (1998 funk rock)★ j'ai beaucoup aimé les précedents, mais là il donne la mesure de son réel talent de guitariste. Ca claque!
Nautilus Pompilius - tchoujaïa zemlia ( 1992 rock russe)

- février (12)
Ella Fitzgerald & Duke Ellington Live à Antibes ( 1966, jazz concert)★ que dire, la Classe absolue.
The Rolling Stones - Aftermath (1966 rock anglais)
Judas Priest - Live in California 1991 (hard rock, concert)
Jesse Johnson - Verbal Penetration CD1 (2009 blues rock, funk rock) Pas de lien d'album complet
Nautilus Pompilius - Naougad (1994 rock russe)
Jesse Johnson - Verbal Penetration CD2 (2009 blues rock, funk rock)
Nina Simone - Live à Antibes 1965 ( jazz, concert)
Nina Simone - Live à Antibes 1983 ( jazz, concert)
Bruce Springsteen - The Wild, the Innocent & the E-street shuffle (1973 rock folk)★ excellente surprise, même au début de sa carrière!
Judas Priest - Live US festival 1983 ( hard rock, concert)
Nautilus Pompilius - Titanik ( 1994 rock russe)
Rush - 2112 (1976, rock progressif)

- mars (5)
Nat "King" Cole 1936 - 1940 ( jazz)
Bruce Springsteen - Born to run ( 1975, folk rock)
Nat " King" Cole 1940 - 1941 ( jazz)
The Time - The Time (1981, funk)
Cory Henry - First Steps (2014, jazz fusion)★ album concept de jazz au piano, n'en dites pas plus!

- avril (4)
Prince live at Glam Slam 1992 CD 1 et 2 (funk rock, concert édité dans le coffret Diamonds and Pearls super deluxe sorti l'an dernier, allez y c'est du très bon!)
Yoshimura Hiroshi - Green (1985, ambiance)★ très chouette découverte due au hasard
Yoshimura Hiroshi - Air In Resort (1984, ambiance)
Aerosmith - Live à Central Park 1975 ( blues rock, concert)★ je ne connaissais que quelques titres épars, de ce groupe plus blues que je ne pensais, le kif que ce concert!

- mai (oui, je vais à un concert de Bruce Springsteen ce mois ci, donc je me prépare et me rafraîchis la mémoire / m'instruis, j'étais loin d'avoir écouté beaucoup de ses albums) (20, gros mois!)
The Time - What Time is it? ( 1982, funk)★ funk ET fun, plus encore que le premier ( mais quand on sait qui est aux manettes en grandes partie, ce n'est pas étonnant)
Led zeppelin - Live at Earl's Court 25/05/1975 ( rock anglais, concert)
Prince - Lovesymbol (1992.. inclassable!)★ je suis passée totalement à côté à sa sortie, parce que les premiers titres sont très hip-hop, le reste... beaucoup moins en fait. Les derniers sont wow! : la prouesse vocale de Damn' U mérite à elle seule l'écoute, et 3 chains O' Gold est fabuleux, ça part dans tous les sens, ça rappelle Queen, le pied!
Stevie Ray Vaughan - Texas flood (1983, blues rock)
Bessie Smith 1923 -1924 (jazz/ blues)
Stevie Ray Vaughan - In step (1989, blues rock)★ au minimum pour Riviera Paradise, petite pépite instrumentale jazzy
Bootsy Collins - Ultrawave (1980, funk) Ce mec est drôle, faudra que j'en parle pour février prochain.
Bruce Springsteen - Born in the USA (1984, rock)
Morris Day -  Color of Success ( 1985, funk)
Morris Day - Daydreaming (1987, funk)
Bruce Springsteen - Darkness on the Edge of Town (1978, rock)
Bruce Springsteen - The River (1980, Rock, 2 CD)
Bruce Springsteen - Nebraska (1982, Rock folk)★ pour ceux qui ne le connaissent que comme chanteur de rock énergique et engagé, il sait faire d'autres choses, hé oui!
Bruce Springsteen - Tunnel of Love (1987, rock)
Bruce Springsteen - Human Touch (1992, rock)
Bruce Springsteen - Luckytown (1992, rock)
Heroes del Silencio - Senderos de Traicion (1990, rock gothique)★ excellente découverte d'un groupe que je ne connaissais que de nom
Extremaduro - Agila (1996, hard rock)★ pareil! avec en plus des références à la mythologie grecque, trop bien!
Celtas Cortos - In Crescendo ( 2017 rock celtique)
Los Rodriguez- Palabras mas, palabras menos (1995, pop rock)

Pas de chance pour le concert du Boss, il a été reporté, la nouvelle date n'est pas encore connue. Ca me laissera le temps de continuer à fouiller sa discographie.

54, au premier juin, je tiens le rythme :D
Mmm ça manque un peu de classique et d'instrumentaux pour cette premier partie d'année. A ma décharge, j'écoute surtout du classique en cours de danse et à la radio, ainsi qu'en concert en salle. Voire, j'en joue sur scène.
Il y a de l'anglais, de l'espagnol, du russe ( du japonais, sans paroles :D). Je vais essayer de rajouter en seconde partie d'année, plus d'instrumentaux, plus d'orchestraux,  un peu d'allemand, un peu de français (mais plutôt hors France)

SUITE! 
Juin (4)
Keith Jarrett - Köln Concert (1975, jazz instrumental, impro)★ Rhoo ce bonheur de le découvrir en se promenant à la campagne par un jour d'été encore clément... très gros kif

Heroes del Silencio - Avalancha (1995)
Aretha Franklin - sings the blues (1985)★ une de mes chanteuses favorites, un de mes genres favoris
The Time - Ice Cream Castles (1984) encore du bon!

Juillet (2)
Heroes del silencio - El mar no cesa (1988)
NPG - Gold Nigga ( 1993)★ je ne pensais pas accrocher, j'ai kiffé, un mélange de hip hop mélodique, de soul, de jazz. Il n'y en a qu'un qui pouvait arriver à mélanger tout ça et que ça sonne bien.

Août (2, beaucoup de taf! J'y emprunte de quoi écouter)
Johnathan Blake - Passage ( 2023 blues jazz) jolie découverte, axée sur les percus
Sunscape- Sunscape ( 2023, jazz, ambiance instrumental), très cool, et régional ( trio de Montpellier)

Septembre (3)
Dafné Kritharas - Varka ( 2022 folk ) Grèce, Balkans, pour voyager à défaut de vacances
Prince -  Sign O'the Times remaster (1987, 2 cds)★ je pensais le connaître, fiou.. la réédition est énorme avec un son qui permet de savourer les détails (et avec pleeeein de bonus que je compterai à part)
Eliasse - Zangoma ( 2024, blues rock) Je pars aux Comores.. en musique

Octobre (3)
Panzer - Panzer (1982 hard rock), groupe espagnol assez proche d'Iron Maiden et Judas Priest
Prince - SOTT CD3, the Vault 1(1987):★ on arrive dans les inédits, et... wow. Donc, ça c'est ce que le gars a mis de côté et jamais publié. Mais certains titres sont géniaux et certaines versions alternatives encore mieux que celles que je connaissais!
Robert Finley - Black Bayou (2023 blues rock) direction la Louisiane

Novembre (2 et pas mal de podcasts)
Prince - The Undertaker (1993)★ Session Jam enregistrée comme ça vite fait avec 2 potes. Le niveau des gars qui jamment "comme ça vite fait"... C'est ..Wow! 
Prince - Come (1994)★ assez peu connu, ambiance très sombre, je n'ai pas 100% kiffé tout dès la première écoute, mais Solo m'a retournée, avec une économie de moyens: voix expressive, texte désespéré, c'est l'antithèse du gars joyeux qu'on avait jusqu'alors. Et quand il dit qu'il a les boules, il le fait bien. Rien que pour celle là, c'est un coup de coeur géant.

Décembre (18) - c'est bien d'être coincée chez soi par une entorse, on ne souffre pas trop, on doit se reposer, et comment mieux se reposer qu'en écoutant de la musique?
Prince - SOTT CD 4 - The Vault 2 1987:★ comme le précédent, ça fait plaisir de découvrir des petites perles qui avaient été laissées en marge du double album d'origine
Popol Vuh - In den Gärten Pharaos (1975 rock prog', Krautrock, instrumental) ★ Attention ça ne plaira pas à tout le monde - certains trouvent que c'est une musique flippante par manque d'habitude-  je ne l'avais pas réécouté depuis des lustres, et vingt dieux que je kiffe ( sauf la toute dernière piste, un peu trop bruitiste): ambiance hypnotique, percus et  boucles sonores de musique électro
Goblin - Suspiria (1977 rock prog')★ je le dis et je le redis, une des BOF de films d'horreur les plus réussies avec celle de Candyman
Jazz Ladies, the singing pianists années 1920 à 1960 anthologie de chanteuses et pianistes de jazz, tout est dans le titre. 3 disques, donc ça compte pour 3!
David Bowie - Space Oddity (1969 rock folk)
Danny Elfman - Edward Scissorhands (1990 BOF, instrumental)★ l'association Danny Elfman et Tim Burton est juste mythique
Philip Glass - Glassworks (1982, minimalisme instrumental piano)★ j'aime beaucoup le courant minimaliste, et c'est un des incontournables
Joe Hisaishi - Minima Rhythm I ( 2009, minimalisme , symphonique)★ - en dehors de la musique de films, Joe compose aussi pour orchestre, et ce disque est une superbe découverte!
Stomu Yamashita - Floating Music (1972 contemporain, intrumental percussions)
The Who - Who (2019, rock)
The Cure - Songs of a lost world ( 2024, new wave, rock)★ - Cure de retour, et l'album mérite son succès, très bon, très sombre
Meatloaf - Bat out of Hell (1977, rock)★ je l'avais presque oublié, mais ce que je kiffe la voix du regretté Marvin " Meatloaf" Aday et son énergie, quand il y va à donf' dans le rock symphonique
Johnny et Edgar Winter - Together (1976, rock, live)
Lhasa De Sela - La llorona (1998, folk)
Quincy Jones - The Quintessence (1961, jazz, big band)
Prince - concert à Berlin ( 2010, live)

et par décennies?
avant les années 60 : 6
1960 -1969 :7
1970 -1979 : 13
1980 -1989 : 29 ( forcément éplucher la discographie de Prince, des gens qui gravitent autour ET celle de Bruce Springsteen, ça fait monter les chiffres)
1990-1999 : 19 ( ils ont continué dans les années 90..)
2000-2009: 3  (décennie tristounette, et je n'ai pas encore abordé les albums de cette période des deux précédents. Même à l'époque, je l'ai surtout passée à écouter des choses plus anciennes et à explorer le rock progressif et le blues)
2010- 2019: 4 (pareil, et je ne me suis pas encore remise de 2016, l'année maudite)
2020-2024: 6 (j'en suis la première étonnée, mais c'est du confidentiel, sauf the Cure)


88/ 100 au 31 décembre. Forcément la reprise du travail et de la musique a mis le bazar dans mon programme.Bon, je n'ai pas réussi, mais compte tenu que je n'ai pas commencé dès le début de l'année, c'est pas mal.
Si j'ajoute les podcasts qui font facilement la durée d'un ou plusieurs albums c'est mieux que bien, et la mission est remplie.
Quelques uns, sachant que j'ai écouté d'autres choses que des émissions en lien avec la musique.
Quincy Jones, Give me the Q ( 20 épisodes, courts)
Quincy Jones entre Barclay et Boulanger ( 25 minutes)
Mississippi, aux racines du gospel et du blues ( 4 épisodes d'une heure)
Miles Davis, King of Cool ( 5 X25 minutes)
Sly and the family Stone, concert funk and soul ( 50 minutes)
Le journal de Léonard Bernstein ( 7 X 15 minutes)
James Brown et les grandes  voix du funk ( 55 minutes)
les années jazz (5x 50 minutes)
New orleans , berceau du jazz ( 25 minutes)
Eloge de Fats Domino ( 50 minutes)
Mardi gras à la nouvelle Orleans ( 50 minutes)
Congo square, l'afrique à la Nouvelle orleans (50 minutes)

Et que je passe pas mal d'heures par mois à jouer moi même de la musique :)
Par curiosité j'ai compté, j'ai passé plus de 106 h à jouer du basson et presque 237h00 à jouer du piano ( la différence s'explique par le fait que je joue du basson en orchestre, et certaines parties très simples n'ont pas spécialement d'intérêt à être travaillées seules, elles n'ont de sens que dans l'ensemble. Que je ne joue pas de basson, très sensible à la chaleur, pendant l'été, les orchestres font relâche de fin juin à début septembre. Et que le piano étant plus récent, j'ai besoin de sessions plus courtes, mais quasi quotidiennes ( sauf vacances!) pour progresser. Une session d'orchestre c'est 2h00 une fois par semaine , un peu plus avant les concerts. Et une répétition de piano pour moi c'est 30 minutes à une heure tous les jours ou presque.
Donc on rempile pour l'an prochain.

mardi 3 décembre 2024

Comment plaire en 3 minutes - Patricia Delahaie

 
Et hop, je continuer avec des trucs improbables que les gens empruntent et rendent à la bibliothèque, tiens le titre est rigolo, qu'est-ce que ça peut bien être.
Ha un livre de sociologie/ vie en société, bon, allez, go, c'est un format audio, et qui sait moi qui ne plaît guère, il y aura peut être sinon un remède, du moins une explication à ce fait.


En fait ce n'est pas que je ne plais pas, c'est que je ne plais pas à tout le monde, et... c'est normal! Ce serait de fait ultra pénible d'avoir une horde de fans qui suivent tous mes faits et gestes - et certaines vedettes font en sorte de bien dissocier vie publique et privée. :D Je plais aux gens qui ont des points de vue originaux et c'est déjà pas mal.



Et ce que la plupart considèrent comme de la timidité n'est que mon goût immodéré pour la solitude et ma nécessité absolue de passer de longues heures quotidiennes seules pour faire ce que je veux.

Une autre explication est probablement dans mon incompétence notoire à comprendre le non verbal, je crois en avoir déjà parlé ici, mais je suis à la fois prosopagnosique ( je mémorise très difficilement les visages et en clair, tout le monde se ressemble, à moins d'avoir une caractéristique très marquée, qui le plus souvent pour moi sera autre que visuelle (voix, accent, inflexions) , ou que liée au visage ( stature, démarche; et aphantasique ( je n'ai pas beaucoup de mémoire visuelle. Je peux avoir soudain des flashs visuels, mais incontrôlable. Par exemple, mon voyage au Canada ou en Guyane va me revenir sans raison apparente, par contre si j'essaye consciemment d'y pense, rien ne vient sous forme visuelle). Allez, je rajouterai quelques anecdotes de situations cheloues qui me sont arrivées à cause de ça en italique.

Donc logiquement je ne comprends l'humeur des gens que si.. ils me la disent très clairement ou on des expressions très marquées, du style extatique ( ha il est probablement content), ou faire la gueule( je crois qu'il ne l'est pas). Entre les deux, c'est hyper compliqué pour moi, et je peux confondre facilement colère et ennui, et donc... partir pour laisser se calmer quelqu'un qui a au contraire très envie de se changer les idées, sans oser le dire.

Ou peut être à force d'avoir des contacts avec des gens qui sortent des sentiers battus (et avec eux ça se passe très bien, mes meilleurs amis sont ceux que les autres évitaient en général: le hippie, la punkette, la gothique, les nerds de ceci ou celà,... ceux pour qui en général l'apparence n'est pas un critère fondamental), mes références sont faussées pour la population standard? Toujours est-il qu'un original me sera toujours immédiatement sympathique, plus que les gens difficiles à mémoriser.
Et ça inclut les timides et introvertis, qui dans un groupe se voient comme le nez au milieu du visage. Et comme leurs limites sont les miennes, et que très souvent ce sont des gens qui n'aiment pas le blabla vide, d'instinct, si on entre en contact, la conversation va rapidement devenir profonde. C'est ce qui s'est passé avec une de mes meilleures copines, c'est à la limite de la télépathie parfois.

En tous les cas, pour le côté sourire naturel, ça va.
Une seule fois dans toute ma vie, un chef m'est tombé dessus en me disant que j'étais trop négative et jamais contente ( parce qu'on était en désaccord sur un truc). J'ai gardé mon calme en lui disant que si c'est ce qu'il pensait, j'en prenais note. Le lendemain je l'ai vu en réunion sauter sur sa chaise, taper du pied, presque ronger son stylo et j'ai conclus " il est super nerveux, même moi je le vois, il a juste du péter un câble hier pour des raisons qui n'ont pas forcément à voir avec moi". On a mis à plat la querelle quelques temps après,il s'est excusé d'avoir été trop sec, j'ai promis de faire gaffe à ne plus le vexer, et maintenant ça va. C'est pas mon pote non plus, mais ça va. A ce moment se trouver face à quelqu'un de peu expressif et qui ne sait pas lire l'humeur des autres l'a agacé, et probablement que toute opposition l'aurait agacé. Il a pris mon assurance et mon assertivité - dûes à des informations contradictoires reçues de plus haut - pour de l'hostilité personnelle parce qu'il n'était pas à prendre avec des pincettes ce jour là, et moi.. je ne l'ai pas compris non plus.

Ceci dit, ça m'a confirmé que souvent l'avis d'un individu n'est pas celui de la masse et que UN point de vue comme ça, s'il n'est pas confirmé par d'autres, est souvent surtout le reflet de l'état d'esprit de celui qui le dit. Si 10 ou 20 personnes m'avaient dit que j'étais trop négative, je me serais posé des questions, si une personne me le dit, c'est probablement qu'à ce moment là, elle vit quelque chose qui lui fait voir les choses en noir.. et c'était peut être dans son cas la réunion stressante du lendemain, tout simplement.

Pour le reste oui, le livre se laisse donc écouter, en cuisinant ou en faisant le ménage et il en ressort que .. c'est un peu schématique, mais pour être apprécié, il faut laisser les autres s'exprimer, les faire parler d'eux... sans être soi même trop incolore sinon la conversation piétine et n'ira nulle part.
Là aussi ça me rappelle une anecdote, un gars qui m'avait draguée au mariage d'une copine. Enfin, "draguée" , j'ai eu le malheur de lui dire " ha c'est à toi la moto orange dehors, elle est cool", j'ai eu droit 3 heures de blabla sur la moto, Johnny Halliday ( oui, le cliché), sa belle soeur qui a essayé de lui voler son manteau en cuir... Je pense que le gars était encore plus nul que moi , car je lui répondais par monosyllabes, pour faire genre " je suis polie, tous les autres sont en couple, je fais semblant de t'écouter parce qu'on a l'air de deux cons qui tiennent la chandelle". C'est une copine le lendemain qui m'a dit qu'il me draguait et moi " punaise, t'as pas entendu la conversation, c'était TOUT sauf de la drague". Ben apparemment, si. Je n'ai jamais rencontré un individu aussi ennuyeux de ma vie, pas de sa faute mais... on n'avait vraiment zéro centre d'intérêt en commun. C'était peut être le gars le plus sympa du monde, une vraie pâte.. sauf qu'il a eu 3 heures pour m'en convaincre, et n'a parlé que de lui sans me poser la moindre question sur autre chose que ses centres d'intérêt.
Par contre la trahison de la copine en question, qui a jeté 15 ans d'amitié aux orties après son mariage, je ne l'avais pas vue venir, certains sont très forts pour garder un masque pendant des années. Et ça a bien été la pire expérience de ma vie. Rétrospectivement, il y avait régulièrement des fissures dans le masque que... ho, ben dites, je n'avais pas vues sur le moment, par une sorte de "myopie de l'esprit" et cette fameuse cécité au non verbal. On est a fond dans une histoire d'amitié et on ne voit pas que l'autre s'investit très peu et seulement quand ça l'arrange. Et ça saute aux yeux quand on prend du recul. Bon la leçon est retenue, je ne laisserai plus personne se servir de moi sans rien apporter en échange.

Pour le reste, les chapitres sur le langage corporel et la distance interpersonnelle sont intéressant mais.. valides uniquement en France ( et encore du nord au sud, c'est différent). Sourire aux inconnus en Amérique, c'est normal. En Europe, pas partout. En Russie, c'est mal perçu ( signe qu'on est fou/ malhonnête ou qu'on se moque de son interlocuteur).
La distance interpersonnelle " de travail" en Amérique et au Japon est très différente et appliquer les codes d'un pays à 'autre pour faire du business c'est s'assurer un flop retentissant ( les Rites d'Interaction d'E Goffman est beaucoup plus fouillé et précis à ce sujet, c'est un classique de la sociologie)

Donc c'était aussi pour moi l'occasion de tester le format livre audio. Attention édition mp3, ça ne fonctionne pas sur ma mini chaine antique, ni sur le lecteur CD/DVD usb. Lecture impossible.Mon ordi n'a pas de lecteur CD intégré. Le seul moyen de l'écouter a été d'extraire les mp3 de les mettre sur le drive et de les télécharger sur mon téléphone... là, ça fonctionne. C'est pas super légal, mais ça fonctionne. Donc je donne quand même la solution, au cas où, parce que c'est rageant d'emprunter un disque et de ne pas pouvoir l'écouter.
Mais donc, pour un livre de non fiction, découpé en petits chapitres, ça va et ça se laisse écouter en faisant autre chose. Une fiction demande pour moi trop d'attention, et si la voix du lecteur ne me plaît pas, c'est mort. Là, on est à la limite de l'émission radio ou du podcast, et ça passe bien.

lundi 2 décembre 2024

Lundi soleil 2024 (12) - Décembre en argenté

Dernier mois et dernière couleur de l'année, on finit brillamment, et, tiens, retournons en Belgique.

La vitrine d'un magasin de décoration à Gand, en août 2019: un banc fait de casseroles et de leurs couvercles. Vu la chaleur qu'il faisait, je vous garantis qu'il était impossible de toucher cette masse de métal en plein soleil. Les gens qui voulaient s'y photographier assis renonçaient assez vite devant la perspective de se griller les jambons.

Et en mai 2019, l'un des monuments argentés les plus célèbres du monde, je ne vous ferai pas l'affront de dire quoi et où. Mais ça c'est pour ceux qui prétendent qu'il fait toujours un temps moisi en Belgique!

Bon ces monuments (oui le banc aussi mérite cette appellation!) belges sont plutôt chromés qu'argentés, mais on ne va pas chipoter.


Et pour les expressions, évidemment, que ce soit avec le sens de métal ou monnaie, il y en a trouzmille, puisque c'est le nerf de la guerre.

"La parole est d'argent mais le silence est d'or
", celle là a son strict équivalent dans plusieurs langues: Reden is silber, schweigen ist gold, speech is silver, silence is golden; el hable es plata, el silencio es oro, Слово — серебро, молчание — золото. C'est exactement la m^me chose dans les 5 langues.

Etre né avec une cuillère en argent dans la bouche existe aussi textuellement dans plusieurs langues , born with a silver spoon in your mouth, родиться с серебряной ложкой во рту, nacer con la cuchara de plata en la boca, Родиться с серебряной ложечкой во рту mais curieusement en allemand, c'est une cuillère en or! Mit einem goldenen Löffel im Munde geboren sein. Apparemment l'origine de l'expression est anglaise, elle a été empruntée par els autres langues.

En allemand, je n'ai trouvé que etwas versilbern, "argenter quelque chose", c'est monnayer quelque chose, le vendre peu cher (faire de l'argent, au sens pognon, avec de la camelote), mais apparemment il y a aussi une idée de "mettre au clou" (j'ai trouvé comme exemple "Ich muss jetzt auf dem Boden sitzen, die Möbel habe ich versilbert.", je dois m'asseoir par terre, j'ai mis les meubles au clou)

En anglais
" every cloud has a silver lining"  ( chaque nuage a une bordure argentée), manière plutôt jolie de dire que  " à quelque chose malheur est bon" ou que " il faut voir le bon côté des choses"
To have a silver tongue ( avoir une langue en argent) c'est être un bon orateur, persuasif. Peut être un peu baratineur? Serait-ce une caractéristique des silver foxes? les renards argentés ici ne son pas de vrais renards mais simplement les messieurs aux cheveux gris, mais qui vieillissent particulièrement bien. Les messieurs ou les dames, d'ailleurs, même si elles sont parfois qualifiées, moins couramment de Silver vixen, renardes argentées.
Et attention il s'agit ben ici de la couleur des cheveux, pas de leur compte en banque, je n'ai pas trouvé de mention d'un sous-entendu de ce genre.
A silver surfer ( un surfer d'argent) n'est pas seulement ici un personnage de comics, mais l'appellation marrante donnée à un ou une retraité qui sait bien se débrouiller en informatique. J'aime beaucoup!
To cross someone's palm with silver ( croiser la paume de quelqu'un avec de l'argent) c'est lui graisser la patte. Ca me fait bien marrer aussi

En espagnol, on a buenas palabras no cuestan cobre, y valen más que plata: les bonnes paroles ne coûtent pas du cuivre et valent plus que l'argent. (ça ne coûte rien d'être gentil/poli)
El martillo de plata rompe las puntas de hierro ( le marteau d'argent casse les clous de fer), je n'ai pas 100% l'assurance de la signification mais je suppose que ça signifie que l'argent vient à bout de toutes les résistances.

En russe une très longue expression me fait rire
В первый день гость - золото, во второй день - серебро, а в третий день и гроша ломаного не стоит. Le premier jour un invité, c'est de l'or, le deuxième, de l'argent, et le troisième il ne vaut pas un sou cassé
Il y a aussi une expression russe très spécifique серебряный век (le siècle d'argent), il s'agit de la période culturelle comprise entre 1890 et 1925 à peu près, en Russie uniquement.

Que nous réserve l'année prochaine? Rendez-vous peut-être le premier lundi de janvier pour le savoir!

vendredi 29 novembre 2024

La fleur du mois (12)

 Cette fois, je déroge un peu au principe de garder une logique de saison. La photo a été prise en avril dans ma ville, mais j'ai décidé pour raison symbolique et historique de la garder pour novembre.


Un simple coquelicot ( Papaver rhoeas), cousin du pavot à opium, mais bien inoffensif.

Et la raison historique pour laquelle je l'ai gardée pour novembre, c'est que si le bleuet est le symbole des anciens combattants de la Iere Guerre mondiale en France, le coquelicot est devenu son équivalent pour les anciens combattants du Commonwealth, à l'exception de l'Australie qui a choisi le romarin.

Et ce en référence au poème du War poet canadien John McCrae " in Flanders fields"

In Flanders fields the poppies grow
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.


Ce n'est pas une manière très joyeuse de finir cette série de sujets photographiques et botaniques, mais, c'est malgré tout totalement adapté au mois de l'Armistice.

vendredi 18 octobre 2024

SOS fantômes ( film 1984)

On continue et on recule encore de 10 ans.
Il faut dire que 1984 est une sacrée année filmique ( fantômes ET monstres), donc je vais probablement faire un doublé .
Mais Donc on commence avec le cultissime Ghostbusters, alias SOS fantômes, que je n'avais même pas vu au cinéma à sa sortie. J'avais 9 ans, et mes parents devaient penser que j'étais trop jeune, je ne l'ai donc vu que plusieurs années après. Mais je dois avoir encore quelque part un badge de l'époque, distribué par le cinéma. Et je ne l'avais pas revu depuis des lustres




Mais tout est culte là dedans entre la musique, les répliques ( il te boufferait la gueule en moins de 2! Ho la ravissante voix de soprano... Bon d'accord, c'est un chien. La prochaine fois qu'on te demande si tu es un dieu, tu réponds " oui"), les acteurs, les effets spéciaux...même la VF, étonnamment, c'est un film que je n'ai jamais vu en VO. Comme plusieurs films cultes de ma jeunesse en fait, j'ai du mal à passer le cap de le voir en VO à cause des voix françaises auxquelles je suis habituée, à force de les avoir entendues à l'époque de film en film. Il faudra que je tente la VO un jour quand même.
Et quand je dis culte, c'est que le film a fait un tel tabac qu'il y a eu non seulement des suites ( mais dans ma tête ça s'arrête à 2!), des figurines, tout un tas de posters, des badges comme le mien trouzmille produits dérivés, y compris une série animée ( où pour la version française, c'est Maurice " boulette" Sarfati qui double les personnages de fantômes)

Bon évidemment, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard ( invasion de fantômes et de démons à New-York et 3 couillons chercheurs en parapsychologie fraîchement licenciés vont en profiter pour monter leur petite entreprise, qui fait vite un carton) et on s'en fout parce que c'est de la pure comédie. Dan Aykroyd, Bill Murray et le regretté Harold Ramis ( né en 1944, mort en 2014, encore des chiffres en 4) sont à donf' et c'est hilarant. Mention spéciale aussi à Rick Moranis, le comptable casse-burnes accro aux vitamines et aux vidéos de fitness, possédé par un esprit qui dot avoir 5 ans d'âge mental.

Ce qui me fait beaucoup rire c'est que l'image des chasseurs de fantômes transportant partout un matos électronique qui bipe et clignote a tellement été scellée dans l'esprit des gens par le film, que même les illuminés qui veulent faire un business paranormal ou simplement des vidéos de chasse au fantôme ont le même genre de bidules, tout en se prétendant sérieux. Parce que chasser les fantômes à l'ancienne, avec du gros sel, ça n'impressionne personne probablement.

Mais oui, c'est vraiment le genre de film à voir/ revoir sans espérer un scénario profond, parce que franchement les fantômes sont tous plus cocasse les uns que les autres. Dois-je rappeler que l'image la plus mémorable du film est une mascotte chamallow géante qui fout le zbeul en ville et parodie King Kong?  A voir sans se prendre la tête. D'ailleurs, ça va aussi être le cas du suivant.
la frousse!

Juste pour le plaisir, parce que quand même c'est une BO absolument dingue, qu'elle était partout à l'époque et qu'on s'ambiance toujours autant sur la chanson titre. Du moins, moi!
Ray Parker Jr - Ghostbusters


Haaa, les néons, les coiffures, les fringues, c'est un concentré des années 80!

Ha et pour la petite info, si on va à New-York, on peut aller voir a caserne de pompiers qui sert de décor au QG des chasseurs de fantômes. Ici. J'y penserai quand j'aurai l'occasion d'y aller.

vendredi 11 octobre 2024

Shaun of the dead ( film 2004)

 Et c'est reparti pour le film du vendredi, édition Halloween. L'an dernier, j'ai fini avec une comédie néozélandaise sur les zombies, et donc, cette année je commence par une comédie anglaise sur des zombies aussi.
Figurez vous que je n'avais PAS pu voir Shaun jusqu'à présent, même s'il est sorti il y a 20 ans...
Et enfin l'occasion s'est présenté et... je ne regrette pas. C'est tellement anglais. Du thé, de l'humour absurde, des acteurs qui ont la tête de monsieur et madame tout le monde, des gags sortis de nulle part ( les deux groupes de survivants, semblables en tout points , jusqu'aux détails vestimentaires, qui se croisent entre deux palissades et font connaissance comme si de rien n'était " tiens je te présente mon cousin, ma mère, mon colocataire...",  en pleine apocalypse zombie).




Donc on a Shaun, le mec un peu raté qui bosse dans un magasin de matériel audio, en mode zombie, avec des collègues zombies, des clients zombies... tellement habitué à ne rien écouter jusqu'au bout qu'il ne se rend pas compte que des nouvelles alarmantes surgissent de toutes parts. Un satellite s'est écrasé quelque part au dessus de Londres, une épidémie de grippe très contagieuse se répand, de plus en plus de gens sont absents du travail à cause de ça, des SDF bouffent des pigeons tous crus dans les parcs, des gens sont attaqués et mordus par des quidams... L'apocalypse zombie a commencé, mais Shaun, habitué à son train train, ne voit rien. Faut dire que lui même a tout du zombie dès le réveil, et vit avec deux colocataires, dont Ed, son meilleur pote, parasite, petit dealer, qui passe sa vie à zombifier sur le canapé en jouant à des jeux vidéos. Donc.. pour Shaun tout est normal, jusqu'à ce que sa nana, lassée de son apathie , le plaque. Donc, double problème: il va lui falloir à la fois essayer de survivre, et reconquérir le coeur de sa petite amie.
Ce qui vaut au film le sous titre de " comédie romantique avec des zombies", car bien sûr rien ne resserre les liens que d'avoir à massacrer des morts vivants ensemble.
Et c'est l'anti Walking Dead, qui commençait bien et devenait vite ennuyeux à force de se perdre dans des intrigues relationnelles sans intérêt. Là, la rupture et l'épidémie mondiale sont mises au même niveau, et c'est ça qui est drôle. Que faire, où se réfugier.. il faudrait trouver un endroit avec portes blindées, où on puisse manger, boire, fumer et s'occuper - en espérant qu'un débile n'ait pas l'idée de défoncer la fenêtre à coup de chaise pour y entrer, mais préparez -vous tout le monde est plus ou moins crétin dans ce film, à un moment ou un autre -  et le pub est un choix parfait, bien qu'il soit précisément la cause de la rupture de Shaun.

On ne sait pas comment ça commence, toutes les explications amorcées sont ignorées par le personnage principal. On ne sait pas comment ça finit, mais on sait que certains zombies on survécu, son devenus inoffensifs, et peuvent servir de main d'oeuvre taillable et corvéables à merci, ou comme distraction du style " vachette d'interville", donc il y a malgré tout quelques piques sur la zombification des masses via les médias. Vu que pour certains, ça ne change strictement rien à leur mode de vie antérieur.
Décor: quelconque
Costumes: banals
Equipe: bancale
y'a pas de doutes, ce réalisme n'est vraiment pas hollywoodien, où de super beautés survivent en chemise propre et brushing impeccable, c'est un film anglais. Et c'est tant mieux.



Et que serait un film anglais sans une bande son aux petits oignons? Forcément un film qui massacre du zombie à coup de ... jambe coupée sur fond de " Don't stop me now" et place de manière délicieusement absurde" You're my best friend", ... j'ai envie de dire , du moment que tu mets du Queen dans ta bande son, tu gagnes des points avec moi. Et caler Goblin ( groupe italien de rock progressif, auteur de l'excellente BO de Suspiria et de Danw of the Deads de George Romero), c'est encore mieux!

cadeau: la playlist de la topissime BO
Et si on rajoute le gag qui m'a fait plaisir, où Shaun et Ed lapident des zombies à coup de disques vinyles, en mode " pigeon d'argile", maiiiis en choisissant soigneusement quels disques utiliser :D

- Purple Rain?
- Certainement pas!
- Sign O' the Times?
- Encore moins!
- Batman... la BO?
- Vas-y!
- Dire Straits?
- Lance-le!

Les gars, je vous suis reconnaissante d'avoir épargné deux excellents albums, j'aurais fait pareil. Mais pourquoi tant de haine pour Batman, ce n'est pas le meilleur, mais quand même...y'a de bon titres dessus.

Je vois que  Shaun est le premier film d'une "trilogie sans et cornet de glace" ( parce que dans chaque film, un personnage mange un cornet de glace) dont chacun parodie un genre cinématographique précis: Ici, le film d'horreur, le second est une parodie de film policier et le troisième une parodie de SF. Nul doute que je vais continuer et regarder les suivants, histoire de  retrouver les acteurs principaux dans des univers différents ( très bande de copains, avec la présence appréciée du trop rare Bill Nighy que j'aime beaucoup, les autres étaient une découverte, et un mini caméo de Martin Freeman)

En tout cas ce mois Halloween commence parfaitement!

lundi 7 octobre 2024

Lundi soleil 2024 (10) - Octobre en gris

 Gris.. ça peut être beaucoup de choses.. j'ai opté pour la dalle aux ammonites de Digne, histoire ( ou préhistoire!) de faire un voyage pas trop lointain dans l'espace, du moins pour moi qui habite en PACA, mais très lointain dans le temps. Au jurassique inférieur ( Lias très exactement) il y a 190/200 millions d'années. A cette époque une bonne partie de ce qui est appelé maintenant France était encore sous les eaux de l'océan Téthys. Mais nous sommes déjà dans l'hémisphère nord, ce n'était pas le cas avant.

170 millions d'années, c'est la carte la plus proche que j'aie pu trouver. On voit déjà se dessiner la séparation de l'Afrique et l'Amérique du Sud.






C'est un site absolument exceptionnel, pour qui aime la paléontologie. Tant par sa surface (320m², et i  en reste encore à dégager) que par l'invraisemblable quantité de fossiles qui s'y trouve.
Les ammonites étaient des mollusques céphalopode d'une grande variété de taille et de formes, tellement répandues qu'en examinant les différentes variétés présentes sur un site de fouilles, elles servent de marqueur temporel et permettent de dater les roches assez précisément.

Pour en savoir plus sur la paléontologie, je vous conseille l'excellente chaîne youtube Simplex Paléo d'Alex Bernardini ( qui est lui aussi de PACA, ça s'entend vraiment bien :D) qui a consacré trois vidéos à l'océan Thétys ( dont les vestiges sont actuellement la Méditerranée, La mer Noire, la Mer Caspienne, la mer d'Aral... toutes vouées à se refermer puis disparaître à court terme - court au sens géologique, laissant place à une chaîne Méditerranée. C'est bien il n'y aura pas à lui changer son nom, mer ou montagne, elle sera toujours " au milieu des terres"), et pas mal d'autres à divers sujets dont la France préhistorique. C'est très intéressant, abondamment illustré, et il a beaucoup de commentaire de profs lui demandant l'autorisation d'utiliser  ces vidéos comme support de cours de géologie/ biologie/ géographie/ histoire...

Voilà le premier épisode concernant l'océan Thétys.

Et pour les expressions
Anglais
Je mentionne le Greyhound, ou grayhound selon les régions, le lévrier ( pour une fois, le français est plus précis, car " chien gris", ça ne dit pas grand chose de quel genre de chien) et qui a donné son nom à une célèbre compagnie de bus aux USA.
en gros le gris représente deux hcose: soit les retraités ( et leurs cheveux gris) soit quelque chose qui n'est pas clair, pas définissable, ni noir ni blanc.
The gray dollar signifie le pouvoir économique des retraités aux USA et the gray divorce, le divorce des retraités.
The gray area, la zone grise, est dans le second cas de figure, quelque chose de difficile à définir, et par exention, de douteux, peu légal...
The men in gray suits: les employés admnistratifs, ceux qu'on ne voit pas mais qui ont la mainmise sur une administation. Les pontes.. les éminences grises.
Plus curieux , the" gray ace", l'as gris, c'est un euphémisme pour " gray asexualité", quelqu'un qui est le plus souvent asexuel mais pas toujours!


Espagnol
ser una persona gris: être un individu gris, c'est être quelqu'un de particulièrement ennuyeux ou toujours triste.

allemand
Eine graue Maus sein: être une souris grises, c'est être discret, ne pas se faire repérer ( ça me fait penser à un espion ça!)
es graut mir/ es kommt mir das Grauen: ça me vient gris (en lien avec le mot qui veut aussi dire cruauté): ça ne me dit rien qui vaille.
in grauer Ferne: dans le lointain gris: à l'avenir, on ne sait pas quand
Grau is alle Theorie: toute théorie est grise: Les bonne idées ne garantissent pas un succès.

En Russe, il y a plusieurs manière de dire gris, selon qu'on parle des yeux, des cheveux ou du pelage d'un animal. Mais j'en sélectionne une en particulier qui m'éclate.
врёт как сивый мерин: il ment comme un hongre gris = il ment comme un arracheur de dents.

mardi 1 octobre 2024

Mois Halloween, 15 ans!

Oui, il fête sa quiceañera ( tradition mexicaine de "fête de la majorité", et qui dit Mexique, dit fête des morts et calaveras de Azucar) D'ailleurs Mexico organise depuis 2007 une marche annuelle des zombies, qui a fêté en 2022 ses 15 ans, tout est parfait, j'vous dis!

Bon l'an dernier j'avais réussi à faire un tour des 5 continents du cinéma fantastique en 5 films, je pense que je vais encore intégrer les vendredis cinéma cette année. Mais peut-être faire un tour d'horizon des créatures fantastiques? Tant mieux si j'arrive à piocher dans différents pays, mais ce n'est pas l'objectif précis.

Et comme j'ai fini l'année avec une comédie Australienne sur les zombies, je vais recommencer cette fois avec une comédie anglaise sur les zombies. Je vais donc chercher à compléter avec une histoire de fantômes, une de vampires, une de loups garou, une de démons ou de sorciers/ sorcières... mais comme j'ai envie de rigoler, je vais probablement cibler des comédies.. et tiens, je vois qu'il y a d'autres anniversaires à célébrer

donc 4/10: Film 1: Zombies (d'il y a 20 ans)
11/ 10: film 2 : Vampires ( d'il y a 30 ans)
18/10: film 3: Fantômes (d'il y a 40 ans)
25/ 10 film 4: Loups garous ( d'il y a 40 ans.. aussi!)
1/11 bonus série: Loup-garous... ou presque
8/11: film 5

Pour les lectures, j'ai casé l'an dernier les deux nouvelles manquante de Gautier, j'ai donc en théorie encore Du feu de l'enfer de Sire Cédric et la suite des nouvelles fantastiques de ETA Hoffman.
Je rajoute " Histoires de femmes samurai" illustrées par Benjamin Lacombe, parce qu'il y est très souvent question de fantastique et de fantômes.
Pour tout le reste, je ne m'avance plus, tant je suis incapable de suivre un programme!

samedi 28 septembre 2024

La fleur du mois (10)

 Voyons, qu'ai-je en rayon dans mes archives pour le mois de septembre...

Une série de Dahlia ( famille des astéracées) au parc botanique de Mulhouse, en septembre 2009... Il y en a de plusieurs couleurs , et avec un nombre de pétales varié, faites votre choix!










mercredi 4 septembre 2024

Votre temps est infini - Fabien Olicard

 Hop, je continue mon exploration des rayonnages de la bibliothèque. En ce moment, j'avoue une grosse difficulté à lire de la fiction, donc mes choix sont plutôt documentaires.

Fabien Olicard ( comme Lauriane Legrand, d'ailleurs dont j'ai parlé récemment), fait partie des quelques gens que je suis ponctuellement sur youtube. Je n'aurais probablement pas poussé jusqu'à acheter leurs livres, mais puisque j'ai pu les emprunter, pourquoi pas?

bon il est quand même limité par une chose: personne n'est immortel, jusqu'à preuve du contraire, mais mieux vaut l'utiliser au mieux, avant d'en arriver à regretter sur son lit de mort de ne pas avoir fait ci ou ça


Donc Fabien, à l'emploi du temps de ministre, nous propose ses propres trucs et astuces de retardataire chronique, pour ne plus se laisser submerger par le temps qui passe.
Ce n'est pas mon cas et je suis en général assez bien organisée pour les trucs importants. Je peux passer une journée à glandouiller sans remord, ou oublier de faire un truc, mais en général ce n'est pas quelque chose de crucial ou urgent, donc ça va.

Je dirais que.. je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle ou pas, mais j'ai finalement peu de choses à changer, dans la mesure où j'appliquais déjà spontanément pas mal des conseils donnés ici. Par contre, si je pense à ma mère que j'ai entendue à peu près tous les jours de sa vie dire " j'ai pas le temps de ceci ou celà" et quand je lui pointe les moments où elle a perdu du temps ( jeux vidéos, télé, sudoku), elle essaye de se justifier en " ha, mais c'est pas du temps perdu, c'est euh.. tu sais j'ai mal au dos, je ne le dis pas ( enfin, sauf à moi plusieurs fois par semaine), mais j'ai mal tout le temps, donc, je suis obligée de faire des pauses"
Sauf que les pauses sur chaise pendant plusieurs heures ne sont pas bonnes pour le dos d'une part. et d'autre part, tu ne peux pas nier que c'est du temps perdu, alors que tu as mis de côté à peu près un million de liens sur des sujets intellectuels que tu voulais voir. " Ha mais c'est parce que j'ai besoin de faire des trucs qui ne demandent pas d'effort intellectuel, j'ai tellement blablabla, administration, propriétaire, agence de location, blabla, besoin de me vider la tête, puis je ne sais plus où sont les liens, je ne les trouve plus, je n'y pense pas, mais si si, ça m'intéresse, hein!".
Bon, tu fais ce que tu veux, c'est ton droit mais , par pitié, arrête de dire que tu n'as pas le temps mais dis la vérité: " ce n'est pas ma priorité". Je ne lui envoie plus de liens, puisque visiblement malgré ce qu'elle raconte, ça ne l'intéresse pas.
Bref. Ma mère est une championne de mauvaise foi, c'est officiel.

Beaucoup de conseils sont du simple bon sens, même s'il faut parfois lutter contre la flemme.
- au quotidien, préparer en amont ( les fringues pour le lendemain matin, le panier repas, ce dont on va avoir besoin pour XYZ tâches, la valise la veille du départ). Je ne range jamais mes partitions de piano, elles sont sur le piano, comme ça pas besoin de les chercher le lendemain et de perdre un temps que je peux utiliser à jouer.
- Faire en premier ce qui est relou ( les comptes, par exemple) pour en être débarrassé
- Trier les trucs à faire par ordre d'urgence et déléguer si possible ( ça ce n'est pas  possible quand on habite seul(e) et qu'on n'a pas les moyen de payer quelqu'un pour faire le ménage ou le repassage, mais c'est exactement ce que je ferai dès que j'en aurai les moyens!). Du style important et Urgent ( à faire en premier), important et pas urgent ( à ne pas négliger), pas important et urgent (à déléguer, ou a faire rapidement) , pas important et pas urgent ( oublier de se prendre la tête avec ça). Ca je le fais non pas pour le temps, mais pour le budget : cher/ moyen/ pas cher et Obligatoire/ nécessaire/ plaisir.
- utiliser le moments creux pour faire quelque chose (typiquement les trajets et temps d'attente dans mon cas, pour lire, écouter un podcast)
- planifier, et ne pas laisser traîner ( ma mère laisse la valise pleine pendant plusieurs jours " c'est déprimant de la vider" au retour du départ, je la vide si possible le jour même, au pire, si je rentre tard, le lendemain " c'est déprimant de la voir encore là alors que les vacances sont finies"... moui, sur certains sujets, on est le jour et la nuit)
- procrastiner, mais en toute conscience, se mettre une heure butoir, et profiter de ses moments de glandouille sans culpabiliser.
- Virer les accointances ( pas les amis!) qui vous font perdre du temps. Je le fais régulièrement, quand quelqu'un commence à être trop envahissant, mais sans réciprocité, hop, il dégage, et sans remord. J'ai coupé les ponts avec plusieurs personnes comme ça.

D'autres trucs sont nettement moins possibles dans mon cas: le sommeil polyphasique, je ne suis pas une énorme dormeuse, mais d'une part, je n'arrive pas à dormir en dehors de la nuit, même quand je suis claquée ( je ne faisais pas la sieste étant enfant, je n'y arrivais pas, et j'étais si infernale à me faire chier, que ma famille af ini par ne me scolariser en maternelle que l'après midi, me laissant faire la grasse matinée, car j'empêchais les autres de dormir l'après midi). Etnt du soir, et même de la nuit, c'est à l'opposé de mon organisme. Et même si ça en l'était pas, le côté hyper rigide ( faire des siestes d'une demie heure 5 fois par jour à heure ultra fixe) est impossible à tenir avec un travail où je suis à l'accueil du public à des heures variables chaque jour.
Ne pas mettre de réveil dans mon cas est un impossible aussi, avec des horaires précis de début et de fi de travail. Je m'arroge même 2 réveils, à 15 minutes d'intervalles, et de toute façon, je ne peux pas repousser et traîner une heure au lit, puisque je dois être au travail à un moment très précis. Je pense que ces conseils valent pour quelqu'un comme l'auteur , qui a un planning assez souple, travaillant, à son compte, et c'est souvent ça le piège.
De même que pour les choses à faire classées dans "important et pas urgent", puisqu'elle risquent le plus d'être repoussée.

Ce livre n'est évidemment pas une recette à appliquer au pied de la lettre, au risque de transformer ses journées en plan quinquennal soviétique, et de toute façon, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne: Fabien a un planning souple qu'il peut organiser à sa guise en se levant et en se couchant à l'heure qu'il veut, hors tournées de spectacles. J'avais un emploi du temps souple, il ne l'est plus et je dois jongler avec les " travail de telle heure à telle heure, temps de trajet compris", et les activités à heures fixes (lundi 14h30, cours de russe, lundi 20h15 répétition d'orchestre, jeudi à 19h30 sport, cours de piano, à fixer, vacances à calculer et à poser en fonction des dates de concerts, etc..)
Deux copines ont 4 enfants et donc doivent en plus organiser le planning de leurs enfants et les transports dans divers lieux d'étude. Quelqu'un comme moi qui habite à 20 minutes à pieds de mon travail n'a évidemment pas les mêmes contraintes que ceux qui font 1heure de voiture ou de bus deux fois par jour et je suis plutôt une "rupine" du temps, puisque je peux me permettre d'avoir des loisirs sans trop devoir les faire rentrer au chausse-pied.
Après, on est d'accord que "choisir c'est renoncer", et j'ai rarement le temps de regarder un film, puisque je joue de la musique presque tous les jours, et fais du sport régulièrement. Ou plutôt, j'ai sacrifié les temps de TV sans intérêt, et ne regarde un film que quand j'ai vraiment envie, je fais de la place pour ça en fait. Je n'ai pas une vie sociale débordante non plus et " sortir" juste pour sortir boire un verre avec des gens que je n'ai pas spécialement envie de voir n'est pas mon truc, je préfère aller marcher, seule pour ma santé et voir des gens quand j'ai vraiment le temps et l'envie, là aussi, je leur fait une place spéciale de temps en temps pendant quelques heures que 2 heures 3 fois par semaine.
Mais oui, ce livre peut être utile à des gens comme ma mère...pour peu qu'ils aient ENVIE d'arrêter de procrastiner. C'est le nerf de la guerre.

D'autres livre du même auteur sont disponibles à la bibliothèque, je les lirai.. quand j'aurais le temps :D, je donne la priorité à d'autres, qui ont des dates de retour prévu ( bon truc pour ne pas trop laisser traîner, et au pire, on peu prolonger une fois!), avant d'en emprunter de nouveaux.

mardi 3 septembre 2024

Rocketman (film 2019)

Profitant de quelques jours de vacances dans une location où il y avait une télé et netflix, j'en ai un peu profité pour regarder ce film à côté duquel j'étais passée à sa sortie ( j'étais en Belgique à ce moment et je n'avais pas trop le temps d'aller au cinéma). Hasard des choses, Bruce Benamran a consacré il y a peu une vidéo à la thématique des biopics, et lorsque l'occasion s'st présentée, allez, zou, je vais tenter, il a dit que celui là était bien.

Et surtout sa vidéo était bien, expliquant ce qu'est un biopic, et aussi la différence entre téléfilm et film de cinéma, et aussi dans le cadre de raconter l'histoire de quelqu'un, le documentaire" à partir de 2 exemples, sur le même sujet et à la même époque, à savoir Bohemian Rhapsody et Rocketman.
Je le cite: " pourquoi Bohemian rhapsody c'est de la daube, et Rocketman c'est de la balle, alors que sur le papier, les deux sont similaires". Et c'est là qu'intervient la notion de téléfilms, de narration platounette au format " and then" ( et après, et après qui rend l'intrigue ultra linéaire).

Je précise à toute fin utile que je ne suis pas du tout friande de biopics, et que je me pose souvent la question du public visé.
Si c'est un public de novices, ben.. franchement une page Wikipédia ou un bon documentaire font parfaitement l'affaire pour en apprendre plus sur le personnage centra, que ce soit Freddie Mercury, Napoléon, Maire Curie, Lincoln, Edith Piaf ou peu importe.
Si c'est pour un public de fans de la personne en question, ça n'apporte rien qu'on ne sache déjà. Et c'est exactement pour ça que même en tant que fan de Queen, je refuse de voir Bohemian Rhapsody, je sais déjà que je vais m'arracher les cheveux en maudissant le scénariste face aux erreurs grossières - voire à la malhonnêteté de rendre la réalité encore plus spectaculaire qu'elle ne l'est déjà.  Bruce le mentionne d'ailleurs dans sa vidéo.

Mais bon va pour Rocketman, je sais quand même qui est Elton John, je connais quelques chansons sans avoir encore exploré toute sa discographie, je le respecte en tant que compositeur, et j'ai souvent trouvé que c'était un excellent musicien qui a fait pas mal de daubes - pardon de chansons alimentaires - qui ont été justement les plus diffusées et mises en avant. Je me doute qu'il y a beaucoup de pépites que je ne connais pas encore, et de toute façons, il y en a que j'aime bien malgré tout.

Un film dont je n'attendais pas grand chose et qui s'avère une excellente surprise


Donc si vous avez vu le film ou écouté la vidéo de Bruce, notamment sur le point de la ressemblance ou pas, je confirme ce qu'il dit.
J'ai bien aimé aussi la construction qui alterne les séquences de réunions de désintoxication et les passages de comédie musicale où les textes des chansons , sous-titrés, sont mises en avant comme éléments de la narration. Ce sont pourtant des chansons écrites à divers moments, mais dont je n'avais jamais vraiment réfléchi au sens profonds (au point de se dire " ha oui, quand même, ce que je prenais pour une chansonnette un peu anodine comme Tiny Dancer ou Rocketman portait pourtant clairement dans les textes le signe de la dépression... d'ailleurs lors d'une des premières auditions que passe Elton, le manager de la maison de disques lui reproche de ne jouer que des chansons tristes).

Et j'ai beaucoup aimé attention MINI SPOILER! ( mais je ne peux pas développer sans ça, allez d'abord voir le film)
...la narration des séquences de groupes de paroles. Au départ dans une ambiance morose, où tout le monde est vêtu de gris, de couleurs passés, dans un monde délavée, arrive comme .. une fusée un type extravaguant, vêtu d'une tenue orange vif à paillettes, avec des ailes rouges, un casque surmonté de cornes de diable, des lunettes en forme de coeur.
Discrétion toute relative... Mais le costume est magnifique. Et j'aime les gens farfelus.

Il est littéralement haut en couleur, et après quelques fanfaronnades, il décline son identité " Elton, Hercules John" et la liste tragique de ses addictions : alcool, cocaïne, cannabis, shopping, nourriture, sexe, problèmes de maîtrise de la colère... avant de fondre en larmes en racontant, avec parfois quelques mensonges et arrangements qui disparaissent peu à peu, une histoire, celle de Reginald.
Un petit garçon doué pour le piano, que ses deux parents méprisent. Il est timide et discret, et au fil du temps va se constituer une armure pour résister à la pression sociale, à l'indifférence de ses parents, au mépris qu'il a pour lui même lorsqu'il doit se rendre à l'évidence: il est homosexuel, hypersensible et, en essayant de cacher aux autres et à lui-même sa nature, il s'en est éloigné au point de ne plus savoir qui il est. Reginald est devenu Elton pour la scène, et Elton a adopté des tenues toujours plus extravagantes  au fil des séquences musicales (un hourrah pour le costumier qui a fait un travail de dingue, reprenant exactement les costumes de scène des réels concerts) pour cacher de plus en plus son identité. En parallèle, l'Elton qui se confie aux autres, des gens banals qui ont les mêmes problèmes que lui, redevient banal, un type parmi tant d'autres, c'est Reginald qui doit faire la paix avec son moi. L'idée de le faire se dépouiller pièce par pièce de son flamboyant costume, les cornes, puis le casque, puis les ailes, puis .. on le voit en robe de chambre, puis en tenue de monsieur tout le monde est excellente. Une autre séquence le voit dépouillé, par les autres, de son costume - armure, il vient de tenter de se suicider et est réanimé: la vedette, mise à nue au sens strict, est un homme vulnérable, comme les autres, de manière d'autant plus tragique qu'il refuse cette vulnérabilité que l'acteur, excellent, fait éclater à chaque instant.

Autre idée intéressante, l'action est commentée par les vrais textes des chansons, qui prennent donc une autre dimension. C'est l'histoire de Reginald/ Elton, dans toute sa grandiloquence et sa démesure, mais.. on en oublie paradoxalement qu'il s'agit d'un personnage réel et encore vivant. Au delà de ça, on aurait pu donner n'importe quel nom au personnage central, Peter, Joe ou quoi que ce soit, c'est l'histoire surréaliste d'un musicien talentueux, happé très jeune par le star system, trop naïf pour voir qui veut réellement son bien et qui l'exploite (ici, son ami de toujours Bernie Taupin) et qui le manipule ( le type qui devient son petit ami et joue avec ses sentiments, afin de mettre le grappin sur une vedette bankable et vivre à ses crochets). C'est l'histoire de n'importe quelle vedette qui perd pied, sombre dans l'alcool et/ ou la drogue à force d'oublier  d'être soi. La phrase peut-être la plus triste qu'il dit en thérapie c'est " j'ai commencé à être un connard en 1975... mais j'ai oublié d'arrêter de l'être", ce qui a fait fuir ses vrais amis.

Donc oui, je confirme, au delà du biopic d'un individu particulier, il y a des choses plus universelles, sur le talent, le don, l'identité, la dépression, et aussi un critique du star system de l'époque, où il faut se contraindre à suivre la mode, se faire un rail comme tout le monde pour s'intégrer, accepter d'être celui aux crochets duquel beaucoup de parasites vivent... quitte à risquer sa propre santé mentale. Et ça, ça en fait une réussite, pour peu qu'on aime les choses .. hautes en couleur ( mais bon, je suis le genre à estimer que Phantom of the Paradise, autre comédie musicale qui critique le star system et ses requins, est le meilleur film de De Palma. Il y a quelques passages où on fait remarquer avec humour qu'Elton est talentueux, a une belle voix, maiiiis qu'il vaudrait mieux que ses chansons soit chantées par exemple par Bernie, qui ne sait pas chanter mais est visuellement plus attrayant que ce petit bonhomme roux à grosses lunettes, ou d'autres ou sans un mot, on suggère qu'il se dégarnit. Même dans le monde glamour du showbiz, son apparence le place en décalage.

Et paradoxe, Rocketman a fait moins bien en termes d'entrées que Bohemian Rhapsody, tout en étant plus... cinématographique, donc. La faute, d'après les expert à un classement " interdit aux moins de 13 ans", parce la réalisation n'a pas essayé de lisser l'image d'Elton, qui, oui est un connard, un connard touchant, mais un connard quand même, et un drogué, et qui sniffe de la cocaïne, de manière visible à l'écran, à une scène de sexe ( plutôt soft quand même) entre hommes, et une allégorie des orgies assez claire.

Allez, petit dernier pour la route: les chansons du film sont chantées par les acteurs, et si Taron Egerton ne ressemble pas  vraiment physiquement à Elton John - et on s'en fout- il fait un job phénoménal au niveau du chant. Pour le coup là, sa voix est très très proche de celle d'Elton jeune, moins dans le timbre que dans l'intention et l'expressivité, et ce n'est pas un mince compliment. Ha et il y a aussi Jamie Bell, le jeune prodige de Billy Eliott, devenu adulte, dans le rôle de Bernie Taupin. Je ne l'aurais jamais reconnu et c'est une excellente surprise. L'acteur qui tient le rôle du manager Reid est aussi excellent, il arrive à rendre son personnage calculateur et détestable à souhait.

Du coup, j'ai bien envie d'aller chercher Two Rooms, le documentaire sur la collaboration entre Elton John et Bernie Taupin.
et allez, une petite sélection des tubes qu'on y entend parce que c'est toujours cool de les réécouter, en version d'origine: Honky Cat, Your Song, Crocodile Rock, Tiny Dancer, Don't go breaking my heart, Pinball Wizard, Don't let the sun go down on me, Goodbye Yellow Brick Road, Rocketman (hoo le double sens du mec qui part en fusée " I'm going to be high as a kite by then"), I'm still Standing ( j'aime le décalage entre les paroles ultra déprimantes et la musique péchue). Version de Taron Egerton, je vais le suivre lui, parce qu'il pourrait envisager une carrière dans le chant sans souci, il a une voix puissante et ça commence à devenir rare. Et pas d'autotune bordel! ça fait plaisir.

Duo Elton/ Taron sur Your song. J'apprécie qu'il ait adapté la chanson pour sa voix qui est devenue plus grave avec l'âge ( il a 72 ans là), mais reste expressive, ses capacités pianistiques sont inatctes ( formation classique, et ça s'entend) et le duo est adorable entre le vrai de vrai et sa version cinématographique.




 J'ai hésité entre comédie musicale, film qui m'a fait découvrir un acteur ( je ne connaissais pas du tout l'acteur principal), un film basé sur des faits réels (et validé par Elton lui-même), un film LGBT ( bon on connait le monsieur et son homosexualité, mais il n'y a pas de militantisme, même si la difficulté d'avouer à ses proche, la menace de cette révélation sur une carrière artistique dans les années 1970 sont évoquées, ce n'est pas ce qui est mis le plus en avant), film sur une addiction ( alcoolisme, cocaïnomanie, addiction au cannabis, au achats compulsifs..) .. tout ça pourrait convenir

Donc la catégorie qui correspond le mieux c'est


catégorie " un film dont le titre est issu d'une chanson", puisque c'est très exactement le titre de l'une des chansons les plus connues d'Elton John. Yep, une chanson qui parle à mots à peine couverts de drogue, pour intituler un film dont c'est le sujet central