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lundi 18 novembre 2019

Лучше,чем люди (série TV, 2018)


Une fois n'est pas coutume, on va parler d'une série TV. Oui, mais une série TV russe. Forcément, je reste dans la droite ligne de mes études et je multiplie les supports.16 épisodes d'une heure ça fait 16h00 à entendre la langue et c'est précieux quand on étudie à distance. Accrochez vous ça va être long, puisque je parle de la série entière, ses qualités, ses défauts, les personnages ...

En fait au résumé sur Allociné qui nous parle d'une famille qui se retrouve avec un robot tueur comme femme de ménage, je croyais à un remake russe de Akta Manniskor/Real Humans. Hé non, c'est une erreur de la part d'Allociné.

Distribué à l'international sous le titre "Better than us" que je trouve un peu fade  par rapport l'original. " Mieux que nous", mais qui " nous"?
"Mieux que les humains/les gens" c'est la traduction la plus claire du titre d'origine.


Le début part en effet sur le même principe: dans quelques dizaines d'années, les robots humanoïdes feront partie intégrante du paysage. Il y en a de toutes sortes, aides pour personne âgées, assistants pour les travaux lourds, compagnie pour esseulés,  et bien sûr robots sexuels.
Il y a bien une frange de la population, les" liquidateurs"qui s'opposent à cette invasion aux cris de " Vivent les vivants", mais il sont assez mal vu du reste de la population, car ils volent, et cassent les robots,  et l'opposition reste minoritaire.
Donc jusque là, effectivement, quelque chose de très proche de la série suédoise.

Mais celle-ci est assez maligne pour ne pas copier à 100% et s'oriente très vite sur un scénario moins social, et plus policier, avec références à la corruption du monde des affaires...
Par contre comme il y a beaucoup de personnages, certains il est vrai peu utiles et qui font hélas partir l'histoire dans un scénario à tiroir.. ou au contraire pourraient amener une seconde piste intéressante qui n'est pas développée, c'est parfois dur à suivre et la série n'est pas exempte de défauts.

Donc tout commence lorsque Viktor Toropov, homme d'affaires très peu recommandable à la tête de l'entreprise Cronos, spécialisée en robots sexuels, décide d'élargir son public cible. Sous la pression il est vrai de son beau-père, le tout aussi peu recommandable Alexei Lossev, qui dirige une commission ministérielle de robotique.
Le plan est donc de faire créer par Cronos (dont Alexei est le vrai propriétaire, Toropov n'est que son homme de paille)  une nouvelle gamme de robots assistants de vie pour retraités, afin de mettre en place nationalement un plan de départs massifs en retraite anticipée. Les humains pourront se la couler douce si une armée d'employés dociles et qui ne reçoivent pas de salaire les remplace. Et Cronos éliminera la concurrence en anticipant la commande.

Donc un membre éminent d'une commission ministérielle, propriétaire d'une entreprise de robotique, confie en sous-main à sa propre société le développement d'un super robot dans le but de répondre à un futur appel d'offre du ministère. HO le beau délit d'initié!

Mais comme Toropov est un incapable, il commande en toute discrétion un prototype derobot ultra perfectionné en Chine, aux apparences de ahem... disons de call-girl. Il va falloir la remanier pour en faire une digne infirmière pour personnes âgées/ cantinière/ travailleuse/ sociale/ puéricultrice ou tout autre travail respectable.

ce qui n'est pas gagné, vu sa fonction première: une femme robot trop belle et trop compétente ne sera jamais achetée par la moitié de l'humanité qui y verrait une concurrence déloyale
C'est donc l'associé et larbin de Toropov, Igor Maslovsky, ingénieur surdoué de la robotique, qui va se coltiner le sale boulot de devoir trifouiller la mémoire d'Arisa, le prototype, pour la décliner à des millions d'exemplaires plus grand public.
Mais évidemment rien ne se passe comme prévu. Le mode d'emploi est en chinois, il manque des pages,hé oui les gars, fallait pas acheter chez Alibaba! Un employé un peu trop curieux qui essaye de toucher le prototype, et la direction va découvrir que ce robot là n'est pas du tout équipé des limites des lois d'Asimov.
En clair, voilà la société avec un cadavre sur les bras, et Arisa, capable d'une certaine pensée autonome, qui s'enfuit pendant que Toropov fait appel à Gleb son "assistant". Un mafieux qui a la particularité d'avoir organisé le gang des liquidateurs, afin de monter une fausse opposition. Il manipule de vrais paumés, punk, marginaux, chômeurs revanchards remplacés par des robots.. pour créer de toutes pièces le buzz nécessaire au fonctionnement de Cronos. Liquidateurs qui ne sont évidemment pas au courant du double jeu de leur "chef".

Et donc sur ces entrefaites, le cadavre de l'employé étranglé par le robot en fuite arrive à la morgue où travaille Gueorgui, un ancien neurochirurgien brillant mais qui  COMME PAR HASARD a perdu son travail quelques années plus tôt par la faute de Toropov et s'est retrouvé à jouer les médecins légistes à la morgue du coin ( le fils de Toropov était malade, Gueorgui l'a opéré, mais l'opération a été un échec et Toropov s'est vengé en faisant virer Gueorgui, et en mettant à sa place un chef de service plutôt incompétent  mais qui a développé un système mafieux: le malade prêt à payer des honoraires faramineux, de plusieurs millions de roubles,  passera en premier peu importe les cas d'urgence. Les pauvres seront relégués en fin de liste d'attente).
Suite à ça, il a aussi perdu sa famille: sa femme a divorcé, s'est remariée, et veut partir en Australie en obtenant la garde exclusive de leurs deux enfants. Donc des problèmes à tous les niveaux pour lui. Et c'est à ce moment qu'arrive un camion contenant non seulement le cadavre de l'employé étranglé, avec la consigne de classer ça comme crise cardiaque, mais aussi Arisa qui COMME PAR HASARD a profité d'un moment d'inattention pour se glisser hors de la société Cronos par ce biais.

Gueorgui reçoit donc l'ordre par la société de son pire ennemi (avec la menace de perdre cette fois plus que son travail s'il n'obtempère pas) de camoufler ce meurtre en décès naturel. Son erreur étant de ne rien vouloir avoir à faire avec ça, et de faire disparaitre le cadavre avec la morgue en faisant passer ça pour un acte des liquidateurs. Et donc, très mauvaise idée qui a pour effet d'attirer l'attention de la police sur lui. Or l'enquêteur Varlamov a un dossier énorme sur Toropov, Cronos et leurs méthodes mafieuses, sans avoir jamais pu les coincer, puisque la puissante société sait s'y prendre pour lier les langues à grands coups de millions. Et devine bien vite que le pauvre Gueorgui est victime de chantage. Sauf que ben.. interdiction de poursuivre l'enquête, elle touche de trop près à des gens riches et puissants, le flic va devoir ruser.

Mais entretemps, Arisa a rencontré Sonia, la fille de Gueorgui, qui, étant la première à lui parler, a été désignée " premier utilisateur" du robot. Arisa va donc suivre Sonia et s'incruster dans la vie de Gueorgui et ses enfants.
Ce que Gueorgui ne sait alors pas c'est que d'une part, ce robot "illégal" et pot de colle est recherché par exactement la personne qu'il déteste, et qui le déteste le plus au monde. Que le robot est justement le tueur par qui sont arrivés ses problèmes et que la moitié des mafieux de la ville recherche.
Et qu'Arisa, on le saura plus tard, est programmée pour non pas se croire humaine, mais pour être la parfaite "mère de famille".

Elle va donc s'autoproclamer membre de la famille, tout en ayant absolument conscience de sa nature différente, et est prête à tout pour défendre "sa" famille, y compris à faire passer de vie à trépas ceux dont elle estime qu'ils sont un danger, une menace ou une gêne pour "sa famille". Ce qu'est au passage l'ex-femme de Gueorgui, ou toute potentielle rivale sentimentale d'ailleurs.

Cet attachement sauvera la vie de Gueorgui d'ailleurs, lorsque Toropov découvre que c'est lui qui a récupéré le prototype: le seul moyen de faire obtempérer la dangereuse Arisa pour participer à l'appel d'offre du ministère, en forme de jeu télévisé, étant que personne ne touche à SES humains.

Et Gueorgui,son ex femme, les deux enfants et le robot vont devoir cohabiter et donner à longueur de publicités l'image d'une famille unie et heureuse avec leur robot domestique. La réalité étant bien surtout autre: pressions et menaces d'un groupe mafieux les obligeant à cohabiter avec un robot dangereux, jaloux et imprévisible. Vu qu'elle est aussi capable d'assommer quelqu'un de la famille ou de le tyranniser "pour son bien" si c'est ce que son algorithme lui inspire.
La famille idéale: papa et maman ( divorcés forcés de cohabiter) un fils (qui fricote avec les délinquants anti-robots), une fille et..une super-nanny-cuisinière qui peut aussi faire tueuse sans gages si son maître le lui demande
C'était long, mais.. Ce n'est que le début, les quelques premiers épisodes.
Car il y a une foule de personnages secondaires et parfois des relations entre eux un peu artificielles ( mais bon, les deus ex machina de ce genre sont légion dans les séries américaines qui n'ont pas souvent la sagesse de s'arrêter à 16 épisodes!) . C'est parti pour une série de coïncidences connues aussi sous le nom de" grosses ficelles"

- Comme par hasard, Egor, le fils de Gueorgui rencontre Janna, punkette qui travaille dans bar avec son frère Bars, et tout deux sont membres importants des liquidateurs, dont le bar est le QG. Pour essayer de plaire à la jolie Janna, Egor va donc intégrer le groupe de délinquants et se retrouver derrière les barreaux, attirant un peu plus l'attention de la police sur son père.

- Comme par hasard, la petite amie de Bars est l'assistante personnelle de Maslovsky, l'ingénieur exploité par Toropov, et tente tout pour que les liquidateurs viennent mettre le souk chez Cronos.

- Comme par hasard, la présentatrice vedette qui mène les interviews sur le thème de la robotique est Svetlana, la fille de Lossev (revenez au début) et la femme de Toropov. Dépressive depuis la mort de son fils, Maslovsky lui a construit un "Supertoy" pour remplacer le cher disparu, et sa raison menace sans cesse de chanceler sous l'effet conjugué de son père qui la harcèle pour "refaire un héritier" et de son mari qui la déteste et fait tout pour la faire envoyer à l'asile. Conséquence, entre victimes, on s'épaule, on se soutient et bien sûr, Maslovsky est devenu l'amant de Svetlana.

- Comme par hasard, il y a une taupe placée par Gleb chez les flics, qui aura le temps de faire du dégât avant d'être découvert.

- Comme par hasard, il y a Lara, une hackeuse dont on ne sait pas d'où elle vient ni pour qui elle joue Principalement pour sa propre survie: atteinte d'un cancer, elle est condamnée si elle ne trouve pas les 18 millions réclamés par le chirurgien véreux pour l'opérer. Et donc son plan est: draguer Gueorgui, lui soutirer Arisa qu'il ne supporte plus de toutes façons, et la vendre au plus offrant pour payer son opération.

- Comme par hasard, la prochaine tâche que Cronos veut coller à Arisa c'est d'opérer un vrai patient, je ne vous fais pas l'affront de vous dire qui va se porter volontaire contre une opération gratuite et des sous pour sa famille, au cas où Arisa aurait envie de trucider sa rivale en faisant passer ça pour une erreur. Erreur qui arrangerait bien Cronos, la société étant dans l'impossibilité de tenir les promesses mirobolantes faites au ministère par Victor-le-trouduc. Pas'd'bol, Arisa est incapable de faire des erreurs ( ça aurait eu le mérite de débarrasser l'action d'un personnage mal écrit)

Donc voilà, dans l'absolu, il y a vraiment des personnages dont on aurait pu se passer, Lara en tête: elle arrive tardivement dans l'histoire, ne sert qu'à la rendre plus embrouillée, à créer un artificiel triangle amoureux pour éviter que le héros ne développe un penchant pour la mécanophilie -désolée, oui j'ai honte de cette référence :D Elle traîne évidemment outre son cancer, des casseroles familiales dignes d'un roman feuilleton et qui ne font qu'ajouter des personnages inutiles bref, on s'en passerait.

Pareil pour la copine de Bars/assistante de l'ingénieur, ou l'avocate de l'ex-femme.
L'intrigue autour d'Egor et Janna aussi est en trop, il aurait suffi de ne pas se faire croiser ces personnages et .. ça aurait allégé le tout. Pareil pour celle entre Svetlana et Igor, ça n'apporte par grand chose - hormis d'appuyer le fait que Viktor est un trouduc, ce qu'on avait compris depuis sa première apparition -  et ça délaye l'intrigue, faisant passer les problématiques intéressantes au second plan.Y compris le personnage même, pourtant central, d'Arisa, ses capacités, l'avancée technique et la menace qu'elle représente. Le robot, paradoxalement, passe parfois au second plan.

Il n'y a pas que des personnages féminins qui auraient pu être virés ou améliorés: Igor, Alexei, le grand père, le flic qui est assassiné, une bonne partie des liquidateurs ne sont pas assez bien développés pour être intéressants. Egor est assez tête-à-claque, comme peut l'être un ado de 16 ans entre en père à la dérive et une mère poule.
Le copain d'Egor et son père et son robot sexuel, les petits harceleurs du collège, le nouveau mari ne servent à rien du tout.

Pourtant, il y en a que j'aime bien: Janna et Bars, ou plutôt leur relation frère-soeur, Gueorgui ( le mec malchanceux à qui tout arrive et surtout le pire mais qui garde une philosophie de vie à la limite du masochisme) ou même Arisa et ses réactions robotiques, Varlamov, Gleb le mafieux .. ceux-ci sont mieux développés et donc plus intéressants.

A surveiller: l'acteur Aleksandr Kouznetsov (Bars, le punk qui arbore de magnifiques tatouages.. entièrement faux. Apparemment ce sont des motifs collés au pinceau, ça doit chatouiller) Dans tout le casting, il sort du lot: je le trouve très bon, et je pense qu'on reverra assez souvent sa bonne tête et son nez de boxeur.
Enlever quelques personnages secondaires, limiter les intrigues parallèles et rester plus centré aurait été mieux. Mais là, la série veut faire tenir en 16 épisodes une matière trop dense, développer trop d'intrigues et le résultat est curieux: parfois on s'y perd entre qui est qui, qui fait quoi ( franchement j'ai cru un moment que Lara et l'assistante d'Igor étaient une seule et même personne, non, elles sont deux) et par moment de trop longs dialogues sur ces sous-intrigues qui donnent l'impression que le rythme s'enlise. Ca va trop vite et.. pas assez!

Et les derniers épisodes sont un peu mous, d'autant qu'ils laissent une bonne place à la peu intéressante Lara au détriment des autres. Mais bon, quelqu'un au scénario a du se dire" faut finir par une histoire sentimentale, le héros est divorcé et médecin, collons -lui une malade célibataire dans les pattes ". A tout les coups, le personnage a été rajouté tardivement en cours de route quand ils se sont rendu compte qu'il n'y aurait pas d'histoire d'amour, et que ça manquait de bons sentiments d'où ce côté cheveu sur la soupe.
Et la toute fin, genre les 10 dernières minutes, c'est vraiment la flemme absolue (ho purée on a laissé en plan nos personnages, y compris ceux dont tout le monde se fout vite " 3 mois plus tard, que sont-ils devenus..." Genre, tu vas me faire croire que la gamine qui a été abandonnée par sa mère, ne l'a jamais vue, a été élevée toute sa vie par sa grand-mère en croyant qu'elle était sa mère, va en 3 mois non seulement avoir encaissé le coup, accepté les mensonges de sa mère et sa grand-mère et tout le toutim? Un coup à être en thérapie jusqu'à ses 45ans, oui!)
Donc fin à oublier. Trop cucul-la-praline.

Donc des personnages et des pistes intéressants, qui sont un peu délaissés sans aller jusqu'au bout de leur potentiel ( genre "le flicage", tout le monde porte un bracelet électronique qui sert de tout et transforme ton bras en surface cliquable : terminal pour commander sur internet, téléphone, alarme, gps... et tout le monde trouve ça normal)

oui, tu peux même payer tes amendes comme ça... les flics te font banquer et la banque te flique
Mais voilà malgré tout, c'est un réel plaisir que d'avoir vu une série russe, en VO avec ho miracle des sous-titres bien faits et quasiment sans fautes, même s'ils sont trop polis, mettant systématiquement du vouvoiement quand il n'y en a pas. Ces mafieux russes sont décidément très policés.
Et non, твою мать! ne signifie pas gentiment " et merde..." Techniquement c'est " ta mère!" ( oui, on l'a aussi en français) souvent employé comme " va te faire...! ( faire ce que vous voulez, laissez parler la créativité).

Et ce n'est pas comme on pourrait le croire une simple copie de Akta Manniskor. Il y a un côté plus politique, basé sur la corruption, et un angle policier. Là où la série suédoise abordait les choses d'un point de vue social. c'est différents et par bien des points, Akta Manniskor est beaucoup plus réussie.
Mais celle -ci a réussi à m'accrocher avec ses défauts, et son casting de gens normaux ( pas de super canon hormis la parfaite et inhumaine femme robot. D'ailleurs l'actrice, Paulina Andreeva, est très bien et n'humanise jamais trop son personnage qui reste raide et.. robotique. Je suis curieuse de la voir dans une rôle plus " vivant "maintenant. Les autres ont soit des tronches patibulaires, soit des têtes ... normales. Oui, j'ai vu des commentaires sur Allociné qui se plaignaient de ça.)

Alors qu'après 3 épisodes j'ai laissé Westworld en plan faute de temps, sans être spécialement pressée de le reprendre.J'essaierai de la reprendre quand j'aurais plus de temps et demotivation pour écouter un peu d'anglais.

Ceci dit je n'en ai pas fini avec cette série, j'ai encore des pistes pour l'exploiter. Puisqu 'évidemment, mon objectif premier reste linguistique,ce qui aide à mieux passer sur les défauts de la série.

Je n'ai pas Netflix, je l'ai vue en squattant le compte de quelqu'un. Ceci dit, je vais probablement prendre le mois gratuit, près mes partiels, le temps d'utiliser un " truc" proposé ici par Lauriane. On verra si par la suite d'autres programmes russes ou allemands y apparaissent. Pour le moment, il y en a trop peu pour me motiver à m'y abonner.

Apprendre une langue grâce à Netflix ( malheureusement ça ne fonctionne qu'avec netflix et chrome)



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