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mardi 16 avril 2019

Tragédies impériales - Juliette Benzoni

Après une première séance de rattrapage l'été dernier concernant Françoise Sagan, voilà une autre autrice ( yep, l'Académie m'autorise maintenant à utiliser le mot, trop gentils :D) que je ne connaissais que ce nom. Mais elle a croisé ma route au détour d'une boîte à livres, donc entre deux lectures belges, voilà un titre qui aurait bien trouvé sa place dans le challenge royal, d'il y a quelques années.

Il y a plusieurs éditions, c'est de celle là que je parle: alerte 4° de couverture sous acides!

Tragédies impériales est une série de nouvelles/récits/chroniques. Le mot est dur à choisir, mais je vais opter pour "nouvelles",car l'autrice  fait de fréquentes incursions dans la tête de untel et untel avec des " pensa-t-il" ou " se dit-elle". Ce que personne ne peut vérifier, bien évidemment. Qui peut dire ce que Napoléon où Elisabeth d'Autriche avaient en tête tel jour à telle heure.
donc uen série de nouvelles qui mettent en scène des personnages historiques, au moment où leur vie a basculé. Ils étaient riches, ils étaient célèbres.. et ça s'est mal fini. C'est le dénominateu commun de ces histoires.
Après une courte histoire autour de Napoléon, et ses dernières heures à Malmaison avant l'exilà l'ïle d'Elbe, la majeure partie des autres concernent L'autrice et sa famille régnantes.

Celles autour d'Elisabeth pastichent assez savoureusement les titres de films qui lui étaient consacrés ( Sissi et le shah de Perse, Sissi et le domino jaune, Sissi et Katharina...),mais évoquent heureusement des épisodes plus anecdotiques, donc moins célèbres. Mention spéciale au Shah persan, en visite protocolaire en Autriche et qui commet bourde sur bourde étant très très loin de connaître les subtilités de l'étiquette viennoise. Cequi amuse évidemment beaucoup Elisabeth, allergique au protocole guindé.

Les suivantes mettent en scène les relations de la famille royale de Belgique et ses alliances avec l'Autriche, d'abord Charlotte, fille du roi de Belgique, mariée à Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche, et éphémères souverains du Mexique.des gens ni meilleurs ni plus mauvais que d'autres, mais qui ont été mis là un peu par hasard .. sans avoir été prévenus qu'ils débarquaient en pleine guerre civile.
J'avais oublié Maximilien ( dont pourtant on parle beaucoup dans Zorro.... oui j'assume mes références), et je ne connaissais pas sa femme.
De même la suite nous parle de Stéphanie et sa soeur Louise, mariées également à des autrichiens. Stéphanie est la malchanceuse qui a épousé Rodolphe, le fils de Sissi, suicidé à Mayerling. J'avais vu il y a très très très longtemps le film avec Omar Sharif, qui est à peu près la seule raison pour laquelle je connais cette histoire, mais de mémoire Rodolphe y était un pauvre type marié de force, alors qu'il en préférait une autre, archétype du héros romantique, en oubliant son penchant pour les fêtes alcoolisées et la course aux jupons etc... et sa femme était à peine évoquée si elle l'était.
Le parti pris est de raconter l'histoire du point de vue de Stéphanie, qui se rend compte un peu trop tard qu'elle a épousé un noceur, instable qui se fiche d'elle.

Allons-y pour la minute belge:

Voilà Stéphanie, en l'honneur de qui a été nommé de la Place Stéphanie, donc.. avec son impérial époux Rodolphe, fêtard patenté.
Et sa tante Charlotte avec son tout aussi impérial et tout aussi autrichien grand-duc.

Ahem, ces deux bonshommes sont décris comme des beautés, je n'en dirais pas autant. Et puis, franchement, c'est mieux d'être roturière, qu'est-ce qu'ils ont tous l'air de s'emmerder à cent sous de l'heure.

Et par conséquent, je sais maintenant, qui sont Charlotte, Louise et Stéphanie, qui jusque là n'étaient pour moi que des stations de bus, une avenue et une place, où je passe en métro. Donc de ce point de vue là, le livre a comblé un manque d'informations que je n'avais pas encore eu le temps de chercher et arrive même à faire un lien avec le mois belge.
Suivent deux nouvelles allemandes, sur le règne du Kaiser Guillaume I°, avant son accession au trône et à sa mort ( à plus de 90 ans, on ne sait pas ce qui s'est passé entre les deux) et le règne éphémère du progressiste et pacifique Frédéric III,  que je ne connaissais pas plus que de nom, mais qui m'intéresse bien.

Et la dernière histoire, hyper connue... est en fait celle pour laquelle j'ai pris le livre.Voilà ce que dit la 4° de couverture:
" L'asassinat du Tsar Nicolas II et de son épouse Victoria d'Angleterre par les rouges..."

Hèèèèèè? de quoi?pardon?
Depuis quand Nicolas, mort en 1917 était marié avec Victoria morte en 1901?. Parce que oui, Alexandra sa femme était une descendante de la "grand-mère de l'Europe", mais ce n'était pas Victoria elle même.
Evidemment, j'ai voulu savoir si c'était une énorme bourde de l'autrice, un parti pris uchronique ( ça aurait pu: imaginons un univers parallèle où il se serait marié avec la reine d'Angleterre, appelons-la Victoria II, et réécrivons l'histoire en partant de ce point).
au final non, l'histoire est bien celle qu'on connait, narrée presque sèchement , à croire que ces novelles là, comme la première servent juste à compléter un livre qui aurait été trop court avec seuls les nombreux squelettes dans les nombreux placards autrichiens.
Il s'agit au final d'une énorme boulette, de la personne qui a rédigé la 4° de couverture, probablement au bord de la piscine, une piña colada à la main, avec la musique à fond, sans avoir lu le livre et en se fiant juste à ses vagues souvenirs.
Rien de nouveau donc, et la fin du régime Romanov est presque bâclée, tant elle est racontée à la va vite.
Après, bon, ce n'est pas un livre majeur de l'écrivaine, qui a plusieurs séries à son actif, probablement plus intéressantes. Mais c'est plutôt bien écrit, ça se laisse lire dans son ensemble, donner le rôle central à des personnages moins connus ( Comme Charlotte, Stéphanie, Fredéric III ou le farfelu Jean-Salvator, cousin demi-italien de Rodolphe)
Mais disons, c'est exactement de la littérature à lire dans le bus.Pas une découverte majeure, mais plutôt récréative.
Je tenterais peut-être quelque chose de plus construit de la part de Juju, si l'occasion se présente.

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