jeudi 21 juin 2018

Henry Purcell ( 1659- 1695)

Hop, second billet musical pour le 21 juin, cette fois, ciblé, mois anglais oblige.

Bon, j'ai déjà parlé de la renaissance, de Gustav Holst, de William Hurlstone.

Mais pas  encore du plus connu des compositeurs anglais, que je gardais un peu comme icing on the cake,  quand on connait mon amour pour la musique baroque.

Comme je manque de temps pour rédiger, pour les détails de sa vie et de sa carrière, Wikipédia fera l'affaire.

Et donc directement, quelques un de mes airs préférés, dans la mesure du possible chantés par des anglais et anglaises. Ou au moins britanniques.

L'air de Didon ( Dido and Aeneas) Ici chanté par la mezzo-soprano Janet Baker ( toujours vivante au moment où j'écris!). Dans tous les cas , l'air peut être chanté par quasiment n'importe qui ( y compris contre ténor) en version concert, mais il s'agit bien d'une voix de mezzo-soprano ou d'alto dans l'opéra. C'est une reine, elle en impose, et la convention de l'époque c'était voix grave = personnage qui a le pouvoir.

L'air du génie du froid Extrait de King Arthur,  par le très drôle Christopher Purves, je sais que je l'avais déjà proposé ici, mais..

L'air en question a été transposé et a connu un grand succès en version contre-ténor chanté par Klaus Nomi dans les années 80, au point que pour le grand public c'est cette version aigue qui est la plus connue et presque la référence ( au point que même des femmes, y compris la très dispensable Arielle Dombasle l'ont chantée, enfin, massacrée. rien que d'y penser j'en frissonne. Mais de peur )
Là encore, c'est le génie, l'incarnation du froid et de l'hiver, une divinité. Ce ne peux pas être une petite voix aigue ( même si Nomi avec sa culture musicale faisait un bon boulot sur ce coup là, ses suiveurs.. beaucoup moins. Et j'y inclue Sting, que j'aime beaucoup par ailleurs, mais qui passe à côté de tout en lissant complètement le morceau et ses tremblements caractéristiques qui évoquent le froid justement. C'est un effet connu, on retrouve le même dans l'Hiver des 4 saisons de Vivaldi)

Music for a While. Par Alfred Deller. Là, on part dans les aigus, puisque c'est un contre-ténor. Et paradoxalement, c'est aussi une voix que j'aime bien, car elle sort de l'ordinaire et de plus Deller fait partie des gens qui ont remis la musique baroque , complètement oubliée au XX°siècle, sur le devant de la scène.

Music for the funeral of Queen Mary ( certains l'auront surtout entendu en version synthétisée dans Orange Mécanique), instrumentation d'origine par l'ensemble de John Eliot Gardiner. Les dissonances sont absolument somptueuses, surtout pour Man that is born of a woman. De la dentelle sonore!

Sortez les mouchoirs, c'est encore plus triste qu'un requiem. Composé en 1695 pour les funérailles de la Reine Mary, connue pour son goût de la musique, morte fin 1694, le morceau aura été rejoué...en 1695, pour les funérailles du malheureux Purcell, mort cette même année ( j'attire l'attention sur les dates tristement proches, en intitulé, oui, il est mort à 36 ans. En ayant laissé son nom)
Pour en savoir plus sur cette composition, considérée comme le chef d'oeuvre de son auteur: c'est ici.
De fait, lors des funérailles historiques de Mary, d'autres morceaux d'autres compositeurs, et surtout de Thomas Morley, avaient été joués, et seule la Marche, la Canzona et thou knowest lord de Purcell y figuraient.


Bon je vais alléger l'ambiance, pour terminer, avec deux petites chansons beaucoup plus joyeuses: parlons de banquets et de drague...

Bacchus is a pow'r divine...


 If Music be the food of love ... chante donc jusqu'à ce que j'en sois repu(e) de joie.

Je suis bien d'accord! Et d'ailleurs faut que je l'apprenne celle-là, dans le genre "plaisirs sonores" dont je parlais un peu plus tôt dans la journée, le texte du colonel Henry Hevenigham est joliment suggestif.
Ca  me changera de chanter quelque chose qui n'implique pas directement la mort de quelqu'un, ou qui ne soit pas les roucoulades d'une pure jeune fille un peu nunuche rêvant d'amour platonique.


If music be the food of love,
Sing on till I am fill’d with joy;
For then my list’ning soul you move
To pleasures that can never cloy.
Your eyes, your mien, your tongue declare
That you are music ev’rywhere.
Pleasures invade both eye and ear,
So fierce the transports are, they wound,
And all my senses feasted are,
Tho’ yet the treat is only sound,
Sure I must perish by your charms,
Unless you save me in your arms.

charming, isn't it?



1 commentaire:

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture