dimanche 12 novembre 2017

Double soirée Tobe Hooper

J'adore les doubles soirées proposées par mon ciné.
Après Carpenter au printemps, Les adaptations de Stephen King pour Halloween ( d'ailleurs je n'ai pas encore rendu ma copie à ce sujet!) on continue avec une doublette Tobe Hooper, en souvenir du réalisateur mort l'été dernier.

Et encore à temps pour la fin du mois Halloween.

On commence gentiment par Poltergeist (1982). Je l'avais vu il y a très longtemps et j'avais juste gardé en mémoire la petite fille qui parle avec des fantômes dans la TV familiale avant d'être happée dans un espace parallèle.
Et une vague méfiance à chaque fois que je voyais la "neige" sur un écran cathodique.

le plus flippant dans l'histoire est que la gamine est totalement accro aux écrans



Mais j'avais oublié qu'en fait ce film est DRÔLE.
Ou du moins, j'ai du mal à le voir autrement que comme une sorte de parodie, ou en tout cas un tabassage en règle de l'american way of life des années 80: TV branchée 24h/24, proprette maison de banlieue avec jardin, rêve ultime de faire creuser une piscine devant la maison. Les héros vont vite déchanter, mais..

Le début avec petite musique guillerette ( on dirait le générique des Simpsons!), la famille dont la maison est hantée est déjà bien bizarre à la base: voisins qui font une bataille de télécommande, la mère qui trouve super drôle d'avoir des phénomènes paranormaux dans sa cuisine et s'amuse bien avec, prenant au passage sa fille comme cobaye... et plus tard le trio de " spécialistes" bras cassés des phénomènes inexpliqués qui déboulent dans la maison pour l'étudier pas très éloigné des Ghostbusters, la medium minuscule avec sa voix d'enfant, les ectoplasmes façon gelée de groseille... tout ça rend la chose difficilement terrifiant et beaucoup plus amusante qu'autre chose.


Pas un film d'horreur donc, mais plutôt comédie fantastique. Pour moi en tout cas on est vaguement entre le clip de Thriller et le ton de Ghostbusters ou des Gremlins.
Après Spielberg était producteur, donc je suppose qu'il fallait que le divertissement reste quand même assez familial et soft.
Mais au final, c'est le côté parodique qui domine pour moi. J'ai quand même passé un bon moment, même s'il ne correspondait pas vraiment au peu de souvenirs que j'en avais ( je pense que ma mémoire a du le mélanger avec Amityville)

Deuxième séance : Massacre à la tronçonneuse ( 1974).
alors là, on n'est pas du tout dans le même état d'esprit. Et comme on s'en doute, ça va être un poil plus violent.

Le titre original précise même "le massacre à la tronçonneuse au Texas".
histoire de bien dire qu'on est en territoire redneck.
Les gens civilisés utilisent des méthodes plus subtiles.
D'autant que si une maison hantée, des ectoplasmes, un arbre qui tente d'enlever un petit garçon, une petite fille qui passe dans un monde parallèle,  tout ça relève du fantastique, et donc du peu crédible, une histoire de serial killer sanguinaire, là, c'est hélas beaucoup plus crédible.

Même s'il s'avère quand même moins violent que ce que je pensais ( je ne l'avais pas encore vu jusqu'à présent je dois dire) et malgré tout avec aussi un côté humoristique qui ressort parfois: le frangin en fauteuil roulant que tout le monde semble considérer comme un boulet sans oser le dire, la "promenade" nocturne de la soeur et du frère ( non tu n'y vas pas seule, je viens avec toi.. mais attends moi je vais moins vite que toi),  le grand-père dont on ne sait pas vraiment s'il est mort ou vivant ou à peine ( allez les gars, montez chercher grand-père!)

quand les ploucs texans participent à Un dîner presque parfait. Tout est dans le " presque"

La sensibilité " artistique" de ces criminels qui font de zoliiiiiies sculptures en os. Et de bonnes grillades maison vendues par " cuistot" dans sa station service ( ils n'ont pas de nom, le seul identifié est " Leatherface", qui manie la tronçonneuse portant un masque en peau, son frère est juste nommé " l'autostoppeur" au générique).
Ou justement l'ami Leatherface qui porte un tablier de boucher chez lui met prend quand même le temps de mettre un costard pour poursuivre sa victime dehors.
Mais là, pour le coup, le côté humoristique fait vraiment du bien, histoire de rappeler que tout ça n'est que du cinéma.
Encore que...
Le grand-père au grenier, ça me faisait penser à la mère momifiée dans Psychose.
Le masque en peau, au serial killer du Silence des agneaux. Une petite recherche plus tard et bingo: les 3 films sont inspiré du même criminel qui lui réellement existé. Et ça, ce n'est pas du cinéma. Brrrr.

Allez, pour finir sur une note plus positive, le clip de "Dancing with Myself"
de Billy Idol avec ses punks-zombies a aussi été réalisé par Tobe Hooper.



La punkette qui sommeille en moi kiffe.

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