vendredi 13 novembre 2015

Vendredi 13...

Oui, je sais, Halloween est fini, mais c'est quand même vendredi 13, quoi...

Hilde nous propose un petit livre sur les superstitions.

Du côté de ma mère on a toujours été des gens plutôt rationnels, (enfin, la génération de mes grands parents.. il y a quand même à la maison une photo de pépé habillé en petite fille dans les années 1910, parce qu'on pensais que les démons emportaient les âmes valables: celels des garçons, et qu'habiller un garçon en fille c'était le moyen d'éviter ça)
 Par contre du côté de mon père, c'est une autre histoire. Ma grand-mère paternelle devait les avoir toutes. Et elle n'a jamais été fichue de donner la moindre raison valable à tout ça. Après elle venait d'une famille de forains italiens, ceci explique celà. Mais pour moi aucun chiffre aucun chat n'est plus néfaste qu'un autre. J'ai fini par trouver des explications un peu logiques au fil du temps.

J'ai donc eu droit dès ma plus petite enfance à un florilège de choses que mon côté rationnel n'a jamais pu accepter:

- il ne faut pas ouvrir un parapluie à l'intérieur: jamais compris pourquoi, mais je préfère quand même vérifier les baleines, chez moi avant de sortir que me retrouver trempée devant ma porte à cause d'un parapluie défectueux. Jamais trouvé d'explication à ça.

- il ne faut pas allumer 3 cigarettes avec la même allumette: oui mémé, mais j'ai 8 ans et je ne fume pas. J'ai fini par trouver une explication qui date de la guerre de 14: Dans l'ombre la flamme et l'embout allumé de la cigarette pouvaient révéler à l'ennemi en face votre emplacement. A la première, il vous repère, à la deuxième, il vise, à la troisième, il tire. Aussi simple que ça.
Mais ça n'est plus la guerre les amis.

- il ne faut pas retourner le pain: celle là, même mon père la faisait. Et je me demandais pour qui mémé grattouillait sous le pain avec la pointe du couteau. Et ces deux superstitieux le faisaient " parce que c'est comme ça", sans connaître la raison: évidemment, il leur aurait fallu aller chercher du côté du moyen-âge, quand le boulanger mettait à part à l'envers, le pain destiné au bourreau pour qu'il ne soit pas vendu à un honnête client qui travaille honnêtement - peut importe qui le client en question était un coupe-bourse qui venait honnêtement acheter un pain avec l'argent qu'il venait de dérober par ailleurs. Quand à grattouiller, elle faisait une croix pour " contrer le mauvais oeil" quand le pain s'était retourné. Ca m'éclatait tellement que je le mettais volontairement à l'envers quand on m'envoyais mettre la table, parce qu'il faut savoir à côté de ça que mémé, et mon père aussi, se considéraient comme des gens rationnels

- toucher du bois: ça aussi, ils n'ont jamais été fichus d'expliquer pourquoi ils le faisaient,autrement que " bah, c'est comme ça". Tout en m'éduquant à ne pas me contenter de " c'est comme ça" comme réponse valable. Va y comprendre quelque chose!
la patte de lapin porte chance, enfin, sauf aux lapins...

- jeter du sel sur son épaule: quand on l'a renversé. Ca m'a toujours paru louche, parce qu'à côté, on me forçait à manger parce qu'il ne faut pas gâcher. quelle est donc la logique de gâcher un peu plus de sel en le jetant par terre quand on vient déjà de renverser une demie salière par terre? D'après ce que je vois, c'est en rapport avec l'étymologie du mot salaire ( ce qui n'explique rien: tu as déjà perdu une partie de ton "salaire", n'en jette pas plus au propre comme au figuré)

- le chapeau sur le lit porte malheur. Non seulement, c'est ballot, mais à 8 ans je n'en portais pas, mais en plus là aussi,  personne n'a jamais su expliquer que c'est une histoire liée à la mort, au fait qu'on pose sur le lit le chapeau d'un mort, à ce qu'il parait. C'était peut être vrai quand les chapeaux étaient à la mode.

-il ne faut pas passer sous une échelle: ma mère complétait toujours à sa manière, histoire de démontrer l'absurdité du truc: en tout cas, pas quand il y a quelqu'un qui bricole dessus, c'est un coup à se prendre un pot de peinture ou un marteau sur la tête. C'est le seul cas où c'est logique....

Mais bon, à en croire mémé, TOUT portait malheur. Vivre portait malheur, et j'ai envie de dire que oui, vivre porte malheur puisqu'on finit toujours par en mourir!
Mémé, je me moque, je sais, et si ton fantôme me lit... ben tu me manques! Ah oui et je m'excuse pour les petites plaisanteries avec le pain retourné, je sais j'étais une sale gosse :D

Une liste de superstitions courantes, sans leur explications, dommage, parce que ce qui est intéressant, c'est de trouver les origines, parfois complètement mythiques d'un truc. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il est aussi peu probable d'attirer la malchance en étant 13 quelque part qu'en étant 12 ou 14.Et l'habitude,  toute italienne, de jeter des pièces dans la moindre fontaine, voire le moindre trou. Ben c'est la faute aux Romains, qui faisaient des offrandes aux divinités des sources et des puits pour éviter qu'ils ne tarissent.

Il y en a qui m'éclatent:
Le pain:
- En Ecosse, il est interdit de chanter pendant sa cuisson. 
 Mais pourquoi? pourquoi? non d'un petit bonhomme en pain d'épice! si on chante faux,il ne monte pas?
Le sel:
- Pour les Danois, faire tomber du sel provoque la chance.
 Tiens mémé, tu vois, c'était pas la peine de paniquer!
Le verre:
- casser du verre porte chance: preuve que ma mémé se trompait, elle disait que ça portait malheur. Et pour elle le fait de risquer de se couper en le ramassant était une preuve. Oui, mémé, c'était un phénomène.
Avec tous les verres et les assiettes que j'ai cassés depuis ma naissance, je devrais nager dans la chance, parce que j'ai eu une période ou j'étais vraiment maladroite! Ben même pas, preuve que c'est du pipeau.

Juste pour le plaisir, une croyance japonaise que j'ai sue et qu'on m'a expliquée: Il faut cacher ses pouces sur le passage d'un convoi funéraire. Parce que les pouces sont censés représenter les donc, des gens qui s'il sont encore vivants, ont toutes les (mal)chances de mourir avant vous. Et leur "laisser voir" un convoi funéraire c'est attirer la mort sur eux.
Autre chose, il n'y a pas de chambre 4 ( shi) dans la plupart des hôtel ni dans les hôpitaux, parce que shi est homophone du mot " mort". Il n'y a pas non plus de chambre 9 à l'hôpital ( Kû ou kyû) homophone du mot "souffrir".

Et ailleurs?
Des supersistions russes
Des superstitions britanniques
Des superstitions chinoises
Logique absolue! Merci Groucho!

En attendant avec cette manie de croire sans discernement à tout et n'importe quoi, les refuges pour animaux sont encore pleins de chats noirs que personne ne veut adopter " au cas où ils porteraient malheur". Donc si un jour, j'adopte un chat, il sera noir et je le nommerai "Porte-guigne" ou "Satan" ou un truc du style ( Lilith si c'est une femelle). Parce que j'aime emmerder le monde!

oui c'est nase mais ça me fait rire
Et pour conclure en musique ( blues et soul évidemment)



2 commentaires:

  1. Oh tout mignon tout doux, le lapinou!!!
    Pour toucher du bois, cela viendrait des Romains : toucher du bois pour se mettre sous la protection des esprits ou bien demander à Jupiter de ne pas faire tomber la foudre...

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    Réponses
    1. j'ai pensé à toi en mettant ce lapin en ligne :D
      Moi j'avais entendu parler de toucher symboliquement le bois de la croix, mais ça ne serait pas la première fois qu'une tradition serait reprise d'une plus ancienne. Jupiter me semble plus crédible pour le coup...

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Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

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Bonne lecture