samedi 30 juin 2012

Carmilla - Sheridan Le Fanu

Hé bien, celui-là, j'ai bien cru ne pas pouvoir le publier à temps, avec le modem qui nous a salement lâchés  ces jours-ci,  mais voilà, un modem tout neuf et c'est reparti.

Donc, dernier billet de ce mois irlandais minimaliste ( 2 livres et un sujet musique, j'aurais voulu au moins un billet cinéma, mais pas eu le temps de chercher les films que je voulais revoir, en particulier " le cheval venu de la mer" avec l'excellent et trop rare Gabriel Byrne, mais ça sera pour une prochaine fois!)

Donc,  Carmilla.. je l'avais lu il y a .. fiouuuu au moins, et comme il se trouve que j'ai investi il y a peu dans cette petite merveille, pour garder le contact via mail pendant mes futurs voyages, etq ue ladite petite merveille dispose d'une fonction " e-book", j'ai décidé de tester avec un livre pas trop long pour ma première expérience de lecture virtuelle ( oui jusqu'ici, j'avais téléchargé quelques  e-books libres de droits, mais figurez- vous, je les avais imprimés)
Donc quelques mots de la lecture sur l'appareil mobile:
les plus: c'est marrant, on "tourne les pages" d'un mouvement de doigt, on peut mettre des marques pages virtuels, l'éclairage est réglable pour éviter de se fatiguer trop vite les yeu, et on peut lire, tranquillement à plat dos, devant le ventilateur car ça pèse très peu.. Et comme l'écran fait 5 pouces, ça va la définition est bonne sur un fond beige en plus pour éviter d'être ébloui.. donc pas  trop à redire
les moins: mieux vaut un livre assez court, une ou des nouvelles, parce que sur un roman de taille normale, vu le peu de contenu de chaque page, on arrive vite à un total assez monstrueux ( la petite jauge en bas qui affiche " page 24 sur 873, c'est désespérant!). Et vu le prix de l'appareil, ce n'est certainement pas le genre de chose que j'amènerai au boulot, pas envie de me le faire voler par un touriste kleptomane ou casser par un collègue curieux et  maladroit. et le rétro éclairage fatigue quand même assez vite les yeux. donc à réserver pour les occasions un peu spéciales, en voyage, pour le train, etc...

Quand à Carmilla, donc, un roman assez court dont j'avais gardé un assez bon souvenir, et je lai relu avec plaisir.
On y trouve donc Laura, fille de bonne famille qui vit dans un manoir  quelque part en Styrie avec son père, et une poignée de domestiques, et s'y ennuie ferme.  Coincée à la maison , car une fille de la bourgeoisie ne peut pas franchement aller s'amuser avec des paysannes, mais aussi car une mystérieuse épidémie ravage le pays. Une épidémie qui bizarrement ne touche que des filles jeunes et jolie. Aussi quand un concours de circonstances conduit la petite famille à héberger la mystérieuse Carmilla, Laura se réjoit d'avoir enfin de la compagnie de son âge et de son rang.. Jusqu'à ce qu'elle développe elle aussi les signes de la "maladie".

Alors, je le dis d'emblée autant Carmilla - le vampire , car c'en est un - est un personnage intéressant, peut -être la première représentation d'un vampire séduisant dans la littérature, autant  Laura est une godiche au dernier degré. Les preuves et les témoignages que Carmilla est la cause de son mal ont beau s'accumuler sous ses yeux,  elle reste d'une naïveté confondante, qu'elle met sur le compte sans cesse de son isolement. La cruche de base. L'isolement , c'est une chose, mais elle ne voit pas ce qui lui crève les yeux, et en est agaçante. Quand aux autres personnages, ils sont à peine esquissés, c'est un peu dommage, tout tourne autour du couple Carmilla - Laura. Et oui, je parle de couple, volontairement car l'histoire de vampirisme cache, enfin essaye de cacher, un récit dont le vrai thème est l'homosexualité chez deux femmes ( enfin bon, de nos jours c'est ce qui saute aux yeux, en 1871, et avant Dracula, c'était peut être moins évident?). Je me souviens qu'une fille de ma promo en fac avait choisi comme sujet de mémoire "les femmes fatales en littérature" et qu'elle l'avait abondamment utilisé comme source pour illustrer les femmes fatales.. aux autres femmes.

Après, le livre est court, donc, il n'y a pas de longueurs, même la fin est un peu décevante car trop abrupte à mon goût. Mais ça reste une bonne lecture, avant de passer à Dracula, que je n'ai toujours pas lu, et qui devra attendre encore un peu!

Je viens de voir qu'il en existe une adaptation BD, mais je ne suis pas franchement attirée par le graphisme, apparemment, on y voit des scènes un peu crues de files nues qui se papouillent, mais avec un style très classique Franco-belge, et c'est un peu dommage, un peu trop attendu, voilà.
Après j'aime bien certaines illustrations trouvées ici où là, en voilà une par une illustratrice italienne ( visiblement très inspirée par Luis Royo ou Victoria Francès), mais que je trouve un peu plus dans l'idée du roman, finalement très peu "déshabillé" et plus menaçant que olé-olé. Pour voir son site, c'est ici: Scarlet Gothica
D'autres avis dans le cadre du mois irlandais,
chez Acro,
chez George
Et pour ceux qui cherche la version E-book, c'est ici, il suffit de taper le titre dans la boite de recherche: Ebooks libres

1 commentaire:

  1. J'ai aussi beaucoup aimé cette nouvelle, son ambiance gothique et sa Carmilla si séduisante. J'ai été frappée par la netteté avec laquelle l'homosexualité féminine est traitée : pour un roman de cette époque, ça a du choquer !

    RépondreSupprimer

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture