mardi 13 juillet 2010

Contes - H-C Andersen


Pas de couverture à fournir cette fois, il s'agit d'un vieux volume qui traînait dans ma famille depuis des temps immémoriaux, impossible de savoir exactement comment il est arrivé ici ( probablement une grand tante qui l'a acheté d'occasion aux puces, etc..)
Toujours est- il que Si les éditions du Panthéon existent toujours, la collection "Pastels" a disparu, c'est donc une petite antiquité datée de 1946 que j'ai eu entre les mains.

Passons sur le fait qu'aucun nom de traducteur n'est mentionné, ce n'était pas vraiment ce qui comptait à l'époque, et c'est un peu dommage, car il y a quelques points de détails qui me gênent et que je ne sais pas attribuer à l'auteur ou au traducteur (ou à la politique éditoriale!), ici, une nette tendance à toujours déraper dans une bigoterie un peu gênante, bref..
Donc, toujours est-il qu'à côté des célébrissimes contes tels que "La vilain petit Canard", "les Habits neufs de l'empereur", "la petite fille aux allumettes", "la petite ondine" ou "la bergère est le ramoneur", c'est un vrai plaisir de trouver des textes moins connus " les cygnes sauvages" ( j'avais vu un dessin animé sur ce sujet il y a très mais alors très longtemps, ça m'est revenu à la lecture), "l'empereur et le rossignol", "le grand Claus et le Petit Claus", ou même complètement inconnus de moi pour certains: " le sanglier de bronze", " la fille du roi de la vase", "l'éclopé", "la malle volante"et le très curieux " grand serpent de mer". "La Reine des neiges", classique parmi les classiques est un peu à part, car plus long que les autres, et plus marquant car  véritablement une aventure à épisodes..
Snoopyperplexe
Et donc, oui, je suis un peu perplexe.. Comme  je l'ai dit plus haut, j'ai du mal avec la bigoterie en général, et la version que j'ai est quand même très très axée religion, Christianisme, souffrance rédemptrice et tout.. Donc, à feuilleter dans une autre version, j'ai comme une intuition qu'une édition plus ou moins"enfantine" datée de 1946 devait suivre une politique éditoriale assez stricte..
D'autre part, assez souvent j'ai l'impression que le texte se déroule "au petit bonheur", sans vision globale et que la conclusion arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, sans qu'on s'y attende, pas très bien amenée. La aussi, j'irais vérifier à l'occasion quelle est la part due à une traduction peut être pas très soigneuse.
Sinon, une constante qui m'étonne et me plaît: Les personnages féminins sont souvent des figures de battantes si j'ose dire, même si elles font fausse route, comme la petite Ondine qui poursuit une chimère sans vraiment bien cerner les conséquences, mais ce sont  souvent les femmes qui agissent et sauvent la mise aux hommes: Ondine, donc, qui sauve le prince de la Noyade, L'Elisa des cygnes sauvages, la seule a agir pour retrouver et aider ses frères, ou Gerda dans la Reine des neiges, qui soulève des montagnes pour retrouver son (presque) frère, ou encore la fille d'Egypte qui parcourt le monde - et échoue certes, mais après avoir tenté sa chance- pour trouver le remède qui soignera son père..
Ça fait plaisir, pour une fois, que dans un domaine en général assez sexiste, l'héroïne ne se contente pas d'attendre passivement son héros, son sauveur  pour la tirer d'une fâcheuse situation ou elle s'est d'ailleurs mise tout aussi passivement.
A part ça, j'ai tout particulièrement apprécié, bien que le connaissant déjà " Les habits neufs de l'empereur", dont l'ironie savoureuse brocarde les flatteurs politiques, "le sanglier de Bronze" pour son côté fantastique très plaisant, "l'éclopé" qui glorifie la lecture et l'ouverture d'esprit et "le grand serpent de mer", très inattendu, la vision originale qu'ont les poissons  et animaux marins de l'installation d'un câble télégraphique sous marin entre l'Europe et l'Amérique. un sujet que j'aurais plutôt attendu chez Jules Verne...
Hormis toutes considérations de traductions ou  d'éditions, une lecture plutôt plaisante, pas tellement en soi, mais plutôt par ce qu'elle a réveillé de souvenirs enfouis.. Des souvenirs de dessins animés vu il y a si longtemps, revus pour certains ( Le roi et l'Oiseau, qui développe habilement la trop courte histoire " la bergère et le ramoneur"), et la Reine des Neiges, dessin animé russe qui m'a marquée énormément ( apparemment le même studio a produit la version des Cygnes sauvages que j'avais vue) et que je voudrais tant revoir - les avis sur l'édition DVD française semblent unanimes sur le fait que c'est un massacre de la version originale, donc j'hésite...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture