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dimanche 30 juin 2013

Rock Progressif ( 4) -(H)ELP

Et j'ai gardé le meilleur, enfin, le plus progressif pour la fin. car pour le coup, le groupe n'a vraiment fait que du progressif, en tout cas lors de sa pleine gloire.
ELP, comme Emerson, Lake and Palmer. Keith Emerson aux claviers, Greg Lake au chant - dans le précédent sujet, je disais qu'on allait retrouver la voix de King Crimson, et le voilà - et aux guitares et basse, et Carl Palmer à la batterie et aux percussions. Ce qui est une formation très réduite pour un groupe de rock, on est plus près du trio jazz, et c'est ça qui fait toute la différence.

Et quand je dis Emerson aux claviers.. oui, c'était ça, les début de la musique électro!
Et là pour le coup, on s'oriente vraiment dans le progressif bizarre, qui part dans tous les sens. Tellement bizarre qu'en général, ça passe ou ça casse. et moi j'aime bien, justement parce que c'est le genre de musique qui ose aller au bout de son sujet, quitte à se ramasser par moments, mais je préfère voir quelqu'un se ramasser en tentant quelque chose ( l'albul " Picture at an Exihibition, d'après Moussorgky n'est pas une super réussite à mon sens, mais c'était original de tenter une réinterprétation).
Le groupe a d'ailleurs été plus ou moins enterré par ses membres en 1978 , à la fin du progressif, chacun partant suivre son bout de chemin, sentant qu'ils étaient arrivés au bout de ce qu'ils avaient à tester.
Mais ça a donné des pépites comme Take a Pebble ( un peu d'impro contemporaine, un peu de jazz, une touche de folk...et dans cette version, Emerson qui s'amuse à citer la Marseillaise ou Pop goes the Weasel

Et à choisir un album, un seul , bien que j'apprécie énormément Tarkus et sa construction en miroir ( au niveau de l'album entier, ici, juste un extrait instrumental.. "juste" un extrait, ricanai-je, mais qui montre une facette très contemporaine du groupe)
 Ici, une page qui explique bien les tenants et aboutissants de l'abum, avec les images de la pochette en prime. Je suis assez d'accord avec ce que dit le webmaster, je ne vais donc pas plus développer.

Je m'attarderais plutôt sur " Brain Salad surgery" (oui, je sais, c'est du titre de la mort qui tue)
- parce que la pochette de l'album est signée  HR Giger, l'artiste suisse qui a  entre autre conçu l'Alien, du film du même nom, et que j'aime bien les images cauchemardesques de ce type un peu perché
Couverture de l'album, extérieur, et intérieur.

- parce que l'album contient Karn Evil 9, un morceau de presque 30 minutes qui résume bien pour moi ce qu'est  le progressif: de l'expérimentation encore et toujours, et un thème qui sort de l'ordinaire: la lutte de l'humanité contre les ordinateurs (et quand on voit la machinerie énorme que se trimballait le groupe...), les dangers du tout informatique) l'intelligence artificielle qui réduit peu à peu les humains et la nature au rang de phénomènes de foire, et la révolte de l'Homme pour reprendre sa vraie place. Oui, Rien que ça. De la Sci-fi en musique!
Pompeux, oui certes, mais terriblement ambitieux et c'est ça que j'aime. surtout dans une époque où tout est lisse et calibré pour plaire ua plus grand nombre et où personne ne semble vouloir sortir des sentiers battus que ce soit en musique ou au niveau des thèmes abordés)

Le groupe jouait souvent  l'intégralité du morceau en concert, mais impossible de trouver le début en version live ( ce qui est toujours plus agréable, rien que pour voir la machinerie des claviers etla batterie également plus que complète)
premiere impression ( le morceau compte 3 "impressions", partie 1, audio seulement, apparemment la partie 1 n'a pas été mise en ligne, sinon enregistrée,  en version live) qui raconte la prise de pouvoir des machines et la réduction en esclavage de l'humanité
Impression 1 partie 2: l'humanité est présentée comme un show de phénomènes de foire
Pas trouvé la 2° impression..

Et 3° impression, en entier ( la révolte non pas des machines contre les humains, mais des humains contre les machines pour reprendre leur vie en main)
et juste pour le plaisir, extrait d'un autre album et d'un autre live: Hoedown, une variation sur un thème du compositeur contemporain Aaron Copland, si je ne me trompe pas. Mais surtout, ça m'amuse énormément, jetez un oeil au premier plan: Damned, c'était donc ça  le secret de cette inépuisable énergie, le jus de raisin made in Burgundy!
Pas sure qu'on puisse voir encore ce genre de détail de nos jours, à tout le moins il aurait été flouté!

Et voilà, c'est la fin de ce petit tour d'horiszon progressif. Comme c'était le mois anglais, je me suis volontairement limitée aux groupes birtanniques, mais il y a des choses très sympa du coté de l'Allemagne (Popol Vuh, qui a créé des méusiques de films pour Werner Herzog dans les années 70, ou Tangerine Dream, pionniers de la musique electro, par exemple, en France : Ange, un groupe d'inspiration médiévale, ou le très très bizarre Magma qui a inventé de toute pièce le "kobaïen", faux langage extraterrestre dans laquelle les morceaux étaient chantés..)
Et c'est ainsi que s'achève le mois anglais!

Roger Dean

J'en parlais il y a quelques jour au sujet des pochettes du groupe Yes, souvent signées de Roger Dean. J'aime beaucoup son travail, et comme je sais qu'il n'est pas très connu de notre côté de la manche...
Roger Dean est donc illustrateur, dessinateur, peintre, architecte...
Pour les pochettes de disque, hormis Yes, on peut citer Uriah heep et atomic Rooster qui sont assez connus..
Quelques exemples
Demons & Wizards.. rien que pour le titre, il mériterait d'entrer aussi dans le challenge geek!
Third ear, un groupe que je ne connais pas du tout, mais j'aime bien cette image
Làeencore un groupe que je ne connais pas du tout, répertorié " afro-british", ça me tente terriblement!

4 pochettes, exprès, j'en ai cherché des très différentes, avec des dominantes de couleurs très éloignées, des époques différentes aussi ( les 3 premières sont du début des années 70, la dernière de 2001), mais déjà ça donne une idée: des couleurs souvent tranchées, des chimères, des paysages minéraux..

Mais en fait j'aime surtout ses tableaux, de paysages oniriques, très SF,, et souvent inhabité sauf par des animaux fantastiques ou préhistoriques ( j'ai trouvé 2 pochettes avec personnages humains, mais c'est plutôt rare chez lui), ces architectures aériennes, ces rochers en lévitation, ce talent pour arriver à mettre côte à côte des couleurs chaudes et froides qui en théorie ne vont pas ensemble, bref j'aime énormément cet univers...
Floating Islands, un de mes préférés

Décors de Sci-fi, dinosaures, non franchement je ne pouvais qu'aimer. Ce genre de peinture me fait voyager très très loin, et surtout, pour mon plus grand plaisir, il n'y a pas d'humains, c'est reposant!

Et, le hasard étant ce qu'il est vous pourriez bien en entendre parler ces prochains jours, car, j'apprends à l'instant qu'il attaque James Cameron en justice pour plagiat
motif?
Ressemblant non?
Je n'ai pas du tout aimé Avatar, et voilà que la seule chose que j'avais à peu près apprécié dans le film ( le scénario bateau m'avait ennuyée au possible), les décors parce que "on dirait du Roger Dean", s'avère être un "emprunt" non autorisé

Et côté Architecture, mr Dean a planché sur un projet "home for life", une maison originale,  respectueuse de l'environnement peu chère et facile à construire, voilà ce que ça donne

Ca à l'air de manquer un peu de rangerment à mon goût, mais sinon, c'est un splendide " trou de Hobbit"!
Pour en savoir plus sur le bonhomme, ses peintures la maison: Roger Dean

un peu en retard sur la rédaction, mais...
Ho et puis après tout, vu le rapport de son univers avec la science fiction et la fantasy, il le mérite bien!

vendredi 28 juin 2013

Le dernier continent - Terry Pratchett

Dernière lecture commune dans le cadre du Mois anglais ( car au final, je ne pourrais pas finir le Dickens à temps pour demain, pour cause d'examen de musique, et des répétitions qui s'enchaînent depuis quelques jours)
Donc, un Pratchett , au choix. Et ça tombe bien, ça fait quelques mois que le dernier Continent, tome 22 du disque-monde, et 5° volume des aventures de Rincevent, attendait son tour ( puisque j'ai intercalé le premier volume dédié à la mort entre deux lectures Rinceventeuses.)


Retour en arrière, A la fin des Tribulations d'un mage en Aurient, le pauvre Rincevent devait être magiquement rapatrié à Ankh-Morpork par les mages de l'université invisible. Mais par suite d'une petite erreur de calcul ( ce qui aurait été étonnant, c'est que les mages d'Ankh-Morpork réussissent quelque chose, ils sont tous à peu près aussi incompétents que notre calamiteux héros), au lieu de revenir chez lui, il avait échoué sur Iksiksiksiks, le continent inconnu, noté bien sur XXXX sur la carte. Un endroit, sec, désertique, chaud, dont personne ne connaît la localisation exacte, ni comment s'y rendre.

Or donc au début de ce 22° tome, les mages de l'université  invisible ont un gros problème: le bibliothécaire de l'université- le seul bibliothécaire qui, à la suite d'une fuite de magie, range les livres avec les pieds et se fait payer en bananes - est tombé malade, une étrange maladie qui a chaque éternuement lui fait changer de forme ( un canapé, un transat, un gros livre, mais toujours orange et velu comme l'orang-outang qu'il était auparavant). Pour régler ça, il suffirait de lui lancer un sort, qui lui rendrait par la même occasion forme humaine,  mais pour lui lancer un sort, il faut d'abord connaître son nom. Et étonnamment toutes les archives qui auraient pu le contenir ont disparu et sentent très fortement la banane. Car il ne veut surtout pas renoncer à l'avantage de crapahuter sur 4 mains dans les étagères. seule solution retrouver Rincevent, la seule personne qui en tant qu'assistant bibliothécaire, connaît le nom du singe. Mais comment retrouver quelqu'un si on ne sait pas où se trouve le continent où il est supposé être?

ooooook!
Encore un tome complètement dingue, mais cependant , un peu moins réussi que les précédents ( il faut dire que j'avais particulièrement apprécié ".. un mage en Aurient"). et pourtant je l'ai trouvé souvent très drôle. Mais le problème est qu'on suit en parallèle la quête des mages de l'université partis à la recherche du continent Iksiksiksiks et coincés par un malheureux concours de circonstances sur une minuscule île dotée  par le seul dieu athée connu dans tout le disque-monde ( et la parodie de la création, et de l'Eden est hilarante) d'un côté, et les mésaventures de Rincevent dans un pays qui n'a pas vu de pluie depuis des millénaires - en fait depuis l'arrivée de Rincevent, car, et là,  ça se complique sa présence sur le continent perturbe l'ordre des choses au niveau magique, non seulement dans le présent mais aussi dans le passé.
Ces passages là sont un peu moins réussi, mais c'est surtout l'alternance des deux récits chapitre par chapitre qui est difficile à suivre, lorsqu'on est obligé d'étaler sa lecture sur plusieurs jours. Constamment j'ai été obligée de revenir en arrière de 2 chapitres pour me rafraîchir là mémoire sur  tel ou tel pojnt ( didious, je commence à me dire que c'est voulu; Pratchett aussi s'amuse à faire perdre au lecteur ses repères chronologiques! en fait c'est plutôt intéressant comme concept.. sauf que c'est épuisant. On se doute bien que les deux aventures vont se rejoindre, mais j'ai plus appréciée la partie dédiée aux mages en goguette, bons à rien, sauf à brasser de l'air,  au grand désespoir de Cogite Stibon, le seul d'entre eux à savoir faire marcher son cerveau ( j'espère le revoir, celui là)
n'étant pas rôliste, j'ai rien compris, mais ça me fait rire!

Mais, mais j'avoue que j'ai adoré les références aux films australiens: Ici un nain bardé de cuir surnommé Mad, là, un crocodile tenancier de bouiboui dans un passage qui parodie presque mot pour mot cette séquence , et surtout, surtout, le Bagage à la recherche de son maître qui se retrouve embarqué par trois, euh, femmes, sur une charrette violette appelée " Petunia la dingo du désert".
et quelques clin d'oeils à des spécialités locales: les chapeaux à bouchons, l'opéra à la forme bizarre, la "pêche Nellie", les concours de tonte de moutons.. En fait, le plus drôle, c'est de repérer toutes ces références.

cherchez l'erreur de casting, cherchez bien :D
Donc un tome un peu en dessous, il faut dire le 4° volume de la saga Rincevent plaçait la barre très très haut ( Cohen le barbare et sa horde d'argent, c'est dur à dépasser!), et comme j'ai également lu récemment ,Mortimer, et le Fabuleux Maurice, deux Pratchett absolument excellents, ce tome -ci paraît un peu terne en comparaison.

Donc , dans la catégorie Rincevent , il ne me reste plus que "le dernier Héros"(tome 23), qui me promet le retour de Cohen, si je le trouve, et sinon, je bifurque comme prévu sur la mort. Parce que ce n'est aps un tome un peu moins bon qui va dissuader la guerrière que je suis!
Avec beaucoup de retard la lecture Pratchett du challenge geek
LC du 28 juin
Le disque monde est un lieu imaginaire, on est d'accord
Un peu tiré par les cheveux certes, mais les mages travaillent glandouillent à l'Université de l'invisible: Cogite est chargé de la machine magique des hautes énergies, il y a Mustrum Ridculle l'archichancelier, le Doyen, le major de promo, et un introuvable professeur de géographie insolite et cruelle
idée 59: un chapeau