jeudi 17 septembre 2015

du changement à tous les niveaux (alias blabla ma vie)

Comme vous l'avez remarqué je viens de faire un coup de ménage sur mon blog.. Mais pas que.
En fait, je me retrouve en pleine période de transition dans ma vie courante aussi.

Je le disais, j'ai un peu délaissé la lecture ces derniers mois, parce que depuis mars dernier et jusqu'à fin juin, ma vie personnelle s'est vraiment articulée autour de la pratique musicale.
Depuis 15 ans, ce n'est pas rien, je prenais des cours de basson au conservatoire de ma ville. Celui-ci a un fonctionnement particulier: qu'on réussisse ou pas les examens finaux, 15 ans, c'est le nombre maximal d'année où l'ont peut y rester. Pas une de plus. tu réussis tes examens, c'est bien mais du dois aller voir ailleurs. Tu les rates, c'est dommage, mais tu dois aussi aller voir ailleurs. Pas de cours du soir adaptés aux gens qui travaillent, pas d'orchestre amateur pour que ceux qui ont fini leurs 15 ans puissent continuer à pratiquer entre eux. Non, on ne forme que des gens qui vont en faire leur métier, et toute la notion de plaisir de faire de la musique est secondaire devant cette réalité: passé 15 ans, faut faire de la place aux autres, qui ne resteront peut être qu'un an ou deux pour les jeunes dont les parents sont mutés ou qui changent d'avis en cours de route et optent pour un autre instrument. Ou arrêtent parce qu'ils n'arrivent plus à concilier la préparation du bac ou la fac avec la musique.
C'EST COMPLÈTEMENT CON!
Je ne cesse de le dire.

Évidemment j'ai loupé mes examens, pour la bonne raison que lorsqu'on commence à l'âge adulte, avec un travail en sus, c'est beaucoup moins facile. Car arrivée au 3° niveau, et comme il n'y a pas d'examen sanctionnant une pratique amateur, l'examen est en fait du niveau préparation de conservatoire national. Autant dire quasi infaisable si l'on n'y consacre pas entre 2 et 3 heures  PAR JOUR. Avec un 35h00 à côté, la nécessité de faire les courses, la cuisine, la lessive, le repassage, bref d'avoir un minimum de vie courante, je ne pouvais débloquer que 30 à 40 minutes par jour et 1h00 les jours de repos. Plus un stage intensif. Loin de ce qui aurait été le minimum nécessaire pour y arriver. J'ai bien sûr été vexée de louper surtout que j'ai quasiment passé tous mes loisirs des mois de mai-juin à les travailler, mais avec le recul, ce qui fait que je n'en parle que maintenant, c'était largement compromis au vu de la situation. Avoir loupé l'examen n'est rien face à la frustration de ne pas pouvoir continuer par une bête décision d'un règlement interne avec zéro souplesse , et qui est en sus différent d'un conservatoire à l'autre. J'ai pu discuter pendant le stage avec des profs d'autres régions qui m'ont dit " c'est idiot. Nous on cherche des élèves, peu importe ton âge, ton niveau ou ton nombre d'année, tu aurais de la place si tu venais chez nous, on cherche des élèves avancés pour les ensembles..." sauf que Vichy, Nevers ou Limoges, ça n'est pas à côté de chez moi. Donc à part me faire muter dans une région où on veut bien de moi...
non ne vous inquiétez pas, je l'aime encore, j'avais juste besoin de quelques vacances musicales avant de saturer.

Et c'est exactement ce qui va se passer. Car d'un autre côté mes allergies aux pollens ne s'arrangent pas, mais à force de travailler dans un bâtiment humide et bourré de moisissures, je tombe régulièrement malade. Dès que je rentre de vacances, la crise se déclenche dans l'heure qui suis mon retour au travail, je suis bonne pour recommencer les anti histaminiques et la cortisone. Avec ce que ça suppose d'effets secondaires.
J'en ai ras-le-bol. Sauf que dans ma branche, une mutation est beaucoup moins facile à trouver que si j'étais dans l'administratif.
Impossibilité de rester sur place + manque d'intérêt du travail + sous nombre des employés non remplacés. Ca fait déjà 3 bonnes raisons pour partir.
La seule solution que je vois à moyen terme est la suivante.
Poser une année de congé sans soldes (il peut m'être refusé 3 fois, pas plus), partir 6 mois faire quelque chose qui me tiens à coeur - une expérience à l'étranger que je n'ai pas eu quand j'étais étudiante- et utiliser les 6 autres mois à chercher ma mutation, quitte à faire un petit boulot alimentaire à côté, s'il n'est pas en concurrence avec celui que j'occupe en ce moment, c'est possible. Qu'est-ce qui serait en concurrence avec un musée? Et si je vais garder des salles à Pétaouchnok, c'est de la concurrence?

Pour le moment, le projet se dessine comme ça: aller passer 6 mois en Allemagne pour me remettre à niveau en Allemand ( vu que mes chefs estiment que dans le tourisme, la pratique des langues n'a aucune importance, "les touristes parlent tous anglais" oui je sais, ça aussi c'est débile). Chercher un job là bas le temps de l'immersion, juste pour ne pas trop piocher sur mes économies. Voir comment ça se passe et soit rester Outre Rhin - avec mon instrument du musique - plus longtemps si je trouve un travail plus intéressant -quitte à prolonger le congé sans solde, soit revenir en France et mettre à profit le temps libéré pour chercher ma mutation plus tranquillement, sachant qu'avec une expérience toute fraîche en allemand, j'ai plus de chance de décrocher quelque chose dans un office de tourisme par exemple, où mon point fort , les langues, sera vraiment utilisée.

C'est dommage, parce que travailler en musée aurait pu être intéressant, milieu culturel, pas de nécessité de faire du chiffre, sauf que les gardiens de salle n'ont pour fonction que 2 choses
- être assis quand il n'y a personne
- être debout quand il y a quelqu'un, et indiquer la salle suivante, les toilettes ou l'heure de fermeture. Surtout pas plus. Tu n'es pas guide ma fille, souviens toi de ça!
C'est tout, je ne fais rien de plus - hormis éternuer , me moucher et cracher mes poumons.

Voilà, J'espère que les choses vont bouger enfin en ma faveur l'an prochain, mes premières tentatives ( concours administratif, réponse à une offre) n'ont pas abouti, ce qui m'a valu de qualifier 2015 "année de la lose à tous les niveaux". Pour le moment j'ai sagement repris le vélo d'intérieur et le basson aujourd'hui , parce que cet été, avec la canicule, le sport était impossible, et l'instrument qui n'aime pas la chaleur sonnait extra faux.
Avec le manque de motivation vu qu'il n'y a pas de rentrée et la réaction au surcroît de travail musical de la fin du printemps début de l'été qui ne m'ont vraiment pas donné envie de souffler dans le basson tout l'été. Il me fallait ce temps de latence, ces vraies vacances musicales pour retrouver l'envie de bosser par moi-même au retour d'un temps plus clément, moins intensivement, tranquillou pépère.
Mais de penser que j'aurais du reprendre ce lundi, m'a faite déprimer depuis mon retour de vacances (oui le retour de vacances et l'allergie y sont aussi pour beaucoup) mais comme la déprime chez moi se conclut immanquablement par faire la gueule pendant quelques jours avant de passer à la phase: " puisque c'est comme ça, je vais le faire moi de mon côté, tant pis pour eux!": c'est reparti mon kiki. 2 fois par semaine minimum, histoire de ne pas régresser si je ne progresse pas, et je déchiffrerai ce que je veux, et pas des morceaux imposés sur lesquels je vais passer 3 mois en boucle. J'ai le nom d'un prof particulier dans la région, c'est un peu loin, mais je vais le contacter quand mon planning d'activités autres sera plus clair, histoire de voir si je peux prendre un cours un fois par mois ou par quinzaine, si non emplois du temps coïncident, s'il y a des bus pour y aller.

Et depuis l'hiver dernier j'ai aussi changé de prof de chant. Celle avec qui je travaillais depuis 15 ans aussi me poussait à aller voir une autre prof, en disant qu'elle m'avait appris tout ce qu'elle pouvait m'apprendre en technique, mais que j'avais besoin de travailler avec piano. Et comme j'étais sa dernière élève en chant lyrique, faire venir un pianiste juste pour elle et moi aurait été trop cher. Et depuis elle semble être d'ailleurs partie en retraite, pas de nouvelles d'elle. J'ai donc changé de prof, de pédagogie, et ça m'a fait le plus grand bien. Travailler avec la même personne pendant des années est bien pour une question de confiance, mais elle finit par ne plus entendre vos tics. Là j'ai d'emblée pour corriger des choses.. et faire de gros progrès en quelques mois.

Donc La musique n'en a pas fini avec moi :) la pauvre....

1 commentaire:

  1. Ah, je note qu'à Vichy : de la place pour le basson. De mon côté, pas de harpe proposée à l'ENM...mais je tente la chorale mixte!!

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