mardi 10 avril 2012

Nihongo no Jikan - semaine 2

Bilan de la première semaine:

-les hiraganas et les katakanas reviennent bien, encore une petite semaine et tout sera rentré dans l'ordre

-les premiers kanjis aussi, j'avais assez bien mémorisé la première fois, et me voici à nouveau en possession des chiffres de 1 à 10, 100, 1000 et 10 000, lune, soleil, yen, les éléments naturel - eau, feu, montagne, rivière, etc... un peu plus d'une vingtaine en tout.. mais là encore, si je commence fort, il s'agit de révision, tout va aller un peu moins vite dans les prochaines semaines. Je me fixe d'atteindre la cinquantaine pour la fin du mois, je pars une semaine à la campagne, ça sera idéal pour tout réviser.

et maintenant, deuxième point culture, sur les le problème des kanjis.
Comme je le disais la semaine dernière, les kanjis sont importés de la langue chinoise.. parfois tels quels, parfois légèrement modifiés graphiquement.
Oui mais!
La langue japonaise existait avant cette importation. avec des termes japonais.
Par exemple:
Le caractère chinois qui veut dire "coeur" (la partie du corps, en y regardant bien, on devine la forme d'un coeur avec ses artères) et se dit Xin en chinois.
Oui, mais le terme japonais pour la même réalité est kokoro. J'ai choisi celui là exprès , parce que les deux mots sont très très différents.

La solution parait simple: prendre le caractère, indépendamment de sa prononciation d'origine, et décider que dorénavant, il se lira "kokoro".
Sauf que, ça serait trop simple!
La lecture chinoise a été importé également en même temps que le caractère, et celui ci peut donc se lire, soit kokoro, mais parfois "shin" ( petite déformation du chinois xin).
Vous allez me dire: mais face à un texte, comment on le sait? Réponse: même les japonais hésitent parfois entre les deux lectures ( mais parfois 3, ou 4, ou plus) possibles.

Grosso modo, lorsque le caractère est employé seul, c'est la lecture japonaise, nommée "Kun-yomi" qui prévaut. Lorsque le caractère est employé en mot composé (je n'ai pas le terme exact sous la main, mais imaginons " crise cardiaque", oui je sais ce n'est pas génial, mais c'est le premier qui me vient à l'esprit), ce sera la lecture chinoise qui prend le pas: shin - quelquechose. Celle là s'appelle "On-yomi".

Mais ça n'est pas une règle absolue! Pour régler ce problème, qui embête aussi les locuteurs natifs, les publications ont un système: indiquer la prononciation un peu particulière ou irrégulière d'un mot  en petits hiragana au dessus du caractère - d'où l'incontournable nécessité de les apprendre en premier!

C'est, pour moi, la principale difficulté: apprendre chaque caractère avec au moins 2 ou 3 lectures possibles. Il y en a toujours une qui m'échappe. D'autant que beaucoup se prononcent pareil, là encore un héritage du chinois. Le chinois accentue les mots pour les différencier plus facilement, le japonais n'a pas cette accentuation, d'où une floppée d'homophones.

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